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Blackwolf (1)
Aventure / Action
Tout Public
Auteur :
Catégorie : Aventure / Action
4
2
4pts
Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 - 3 - 4 ]
BLACKWOLF

Présentation


1889 ; une meute de six loups traque sans relâche deux hommes et huit chiens de traîneau.
Ces hommes sont là pour livrer le courrier dans plusieurs villes du Yukon.

Un soir, alors que les hommes préparaient leur camp pour la nuit, la meute, mourant de faim, se préparait passer à l'offensive contre un chien. Une louve s'approcha prudemment du camp ; elle vit que les chiens allaient être nourris. Elle s'approcha encore, se glissa entre deux chiens et eut droit à du poisson.
Elle repartit tandis qu'un chien la suivait, et revint auprès de la meute.

Voyant tous ces loups, le chien prit peur et tenta de fuir ; mais les loups, plus rapides que lui, le rattrapèrent et le couchèrent au sol où ils commencèrent à le dévorer vivant. La chair fraîche de ce pauvre chien, mort dans d'atroces souffrances, leur fit le plus grand bien.
  
Le lendemain, les deux hommes virent qu'il manquait un chien. Énervés car ils pensaient que l'animal s'était sauvé, ils reprirent la route ; c'est alors qu'ils s'aperçurent que les loups les suivaient toujours. D'un coup de fusil, un loup fut abattu, puis deux autres ne tardèrent pas à le rejoindre dans l'autre monde. Effrayés par les coups de fusil, les trois loups restant – deux mâles et une femelle – prirent la fuite pour ne pas mourir à leur tour.
 
La femelle était blanche ; elle avait environ quatre ans. L'un des mâles, le plus âgé, avait une fourrure grise ; à presque neuf ans, sa patte arrière droite était pratiquement paralysée. Quant au dernier, c'était un jeune de deux ans au pelage roux. Il cherchait constamment à approcher la femelle, mais le vieux mâle, voulant garder la femelle pour lui, lui donnait des coups de crocs à chaque tentative.

La femelle allait à la même allure que le vieux loup. Le jeune s'approcha du vieux et lui sauta à la gorge, mais il manqua son acte ; mais pas le vieux, qui lui sectionna la jugulaire : le jeune loup mourut sur le coup.
  
La saison des amours approchait ; dans deux mois et demi elle serait en chaleur.

La louve passa deux mois à préparer la tanière ; par conséquent, elle ne pouvait pas beaucoup chasser. Pour régler ce problème, le loup gris chassait des petites proies facilement transportables, comme des oiseaux ou des lapins.

Le moment des chaleurs arriva, et ils copulèrent.  


Au bout de soixante jours, la louve mit bas cinq louveteaux, trois mâles et deux femelles. Malheureusement, un seul d'entre eux survécut car il était devenu très compliqué de trouver de la nourriture, et le couple commençait à s'affaiblir car ils ne se nourrissaient plus suffisamment. Le seul petit qui survécut, un mâle au pelage noir, était plus résistant et plus fort que ses frères et sœurs ; par conséquent, il put leur voler la nourriture nécessaire à sa survie.

Le beau temps et les grands animaux commençaient à revenir, ce qui signifiait que les loups allaient enfin pouvoir chasser et manger à leur faim. Mais alors que la vie devenait meilleure pour les trois loups grâce à l'abondance des proies, le malheur frappa le louveteau : lorsqu'il n'était âgé de douze semaines, ses parents furent tués par un chasseur.



Je suis né en 1890 dans le Yukon ; je suis un loup de couleur noire aux yeux dorés, et voici mon histoire.


J'ai dû apprendre assez tôt ce qu'était le monde en dehors de la tanière car mes parents ont été sauvagement assassinés par un chasseur. Quand je me suis retrouvé dans le vaste monde qui nous entoure, j'ai d'abord eu très peur ; je voyais et entendais des choses que je ne connaissais pas.

J'ai sauté sur des oisillons, au début pour jouer, mais après j'ai compris que je ne devais pas m'amuser, mais survivre ; par conséquent, je les ai tués puis mangés. J'ai adoré sentir leur sang chaud couler sur mes babines et dans ma gorge, mais aussi leurs os se briser sous la puissance de ma petite mâchoire de louveteau.
 
Bien évidemment, la découverte du monde n'a pas été de tout repos : j'ai quelques problèmes avec des animaux plus grands et plus forts que moi, mais j'ai toujours réussi soit à fuir, soit à les tuer. 

À mes cinq mois, j'ai été capturé par des Indiens qui m'ont nommé Blackwolf.

Les chiens du camp voulaient ma mort : ils me mordaient et me volaient ma nourriture car ils ne supportaient pas les loups.

À l'âge d'un an, j'étais devenu très dangereux pour les chiens et obéissant envers les dieux, des bipèdes de grande taille, intelligents, capables de soulever des pierres, qui sont en mesure de nous faire souffrir : nous ne devons pas leur désobéir, les mordre ou leur grogner dessus sous peine d'être frappés.

Ils ont fait de moi un chien de traîneau, le plus fort et le plus endurant d'entre tous. J'étais totalement soumis à mon maître ; il était fier de moi car je le protégeais et lui obéissais. J'avais beaucoup de qualités : j'étais un très bon chasseur, excellent chien de traîneau, et j'avais toujours maître de la situation car je savais quand la glace allait se briser, nous sauvant de chutes qui aboutiraient inévitablement dans l'eau, ce qui nous serait fatal. J'étais aussi en mesure de sentir n'importe quel danger arriver. Un ours dans les environs ? Pas de problème : je savais le faire comprendre à mon maître pour qu'il sorte son fusil à temps et puisse nous protéger.
 
Un danger qui nécessitait de courir plus vite : en bon leader que j'étais, je savais forcer les chiens à courir plus vite, et une fois le danger suffisamment éloigné, on pouvait ralentir pour ne pas trop se fatiguer, du moins ne pas trop fatiguer les chiens, car moi j'étais bien plus endurant et plus rapide qu'eux : à leur vitesse de croisière, je forçais à peine ; et le soir, il m'arrivait de courir comme un fou autour du camp pour me fatiguer avant de m'endormir.




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