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Blackwolf (2)
Aventure / Action
Tout Public
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Catégorie : Aventure / Action
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Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 - 3 - 4 ]
La tragédie


Le printemps s'est installé ; glaces et neiges ont fondu : résultat, les traîneaux sont devenus inutiles, les chiens doivent rester au camp.

Je me bats tout le temps contre les chiens, au point d'en avoir tué deux : par conséquent, je reçois une terrible correction. Mon maître me bat, mais aussi les maîtres des deux chiens que j'ai tués. Mon acte de cruauté ne manque pas de terroriser les chiens ; ils se soumettent à moi, sauf le plus fort d'entre eux qui préfère revenir à la charge car il sait très bien que je ne riposterai pas, par peur de subir une nouvelle correction qui pourrait très bien me coûter la vie si je recommence mes crimes.

La vie au camp est insupportable ; les enfants tirent nos oreilles au point que je commence à avoir des envies de meurtre.

Il ne se passe rien de spécial pendant plusieurs semaines, mais un beau jour, mon maître arrive à mes côtés et me dit :

— Blackwolf, mon loup, va dans la forêt, va vivre dans ton coin et ne te soumets plus jamais à nous. Nous sommes juste des hommes ; tu mérites mieux : tu mérites la liberté.

Je suis assez surpris par ce qu'il me dit, et j'incline ma tête sur le côté pour manifester mon étonnement.
Il ajoute :

— Tu es libre, mon grand, mais fais attention à toi.

Je le regarde, il me regarde, et je pars dans la forêt, forêt qui m'est étrangère.
Je regarde derrière moi une dernière fois et vois mon maître en pleurs me supplier :

— Pars ! Allez, pars !

J'ai maintenant deux ans, et je suis forcé de partir dans la forêt.
Je m'enfonce de plus en plus dans son cœur, mais comme je commence à avoir faim, sans réfléchir je tue une biche qui passe par là. Mon acte me semble si naturel et la liberté me fait tellement de bien que je commence à oublier la tribu et savoure ma nouvelle vie.

J'apprends très vite les dangers de la forêt, dont les règles sont « Vivre ou mourir ; manger ou être mangé. » Le fait d'être constamment en danger me rend beaucoup plus réactif, plus attentif et dangereux : je n'ai aucunement l'envie de retourner auprès des hommes.

J'étais captif ; je suis libre, et je resterai libre.
Je me promène tranquillement, chassant de temps à autre des petites bestioles : souris, lapins et divers rongeurs. Je suis comptent : ça fait déjà un mois que je suis libre.

Au loin, j'aperçois des loups ; je m'approche discrètement pour ne pas les effrayer et me faire attaquer. Je suis à présent sur leur territoire. D'un coup, un grand loup blanc – ou plutôt une louve – me saute dessus pour me plaquer au sol. Me retrouvant sur le dos, j'offre ma gorge en signe de soumission. Le mâle Alpha s'approche et me fait comprendre de me relever : je suis accepté dans la meute. Nous sommes six : le couple Alpha – la femelle blanche et le mâle gris –, un Bêta de couleur grise ; deux Gamma : une rousse (sûrement une hybride chien-loup) et un blanc, et finalement moi qui suis un Oméga.

Pour un loup comme moi, une vie d'Oméga n'est vraiment pas facile ; pour sortir de ma condition, je décide de soumettre l'un des deux Gamma. Je m'en prends à l'hybride, que j'arrive à soumettre sans grande difficulté : je suis donc maintenant un Gamma, et elle une Oméga.

Nous partons en chasse. Nous croisons une biche. Étant habitué à la chasse en solitaire, je chope la biche sur sa gauche, ce qui me permet de l'égorger ; je suis recouvert de sang. Ma technique surpris toute la meute.

Après le repas, je pars me promener seul. Cela fait maintenant deux heures que je suis parti ; il est temps de rentrer. Sur le chemin du retour, je me prends dans un piège et reste suspendu par la patte arrière gauche à un arbre.

Deux jours se sont écoulés. Des Indiens arrivent ; ils me font prisonnier et me mettent une laisse. Une fois arrivés à leur camp, je remarque un homme blanc – qui n'est pas vêtu comme les autres – donner des bouteilles au chef. Ce même homme prend ma laisse et m'emmène avec lui.

Arrivés en ville, nous entrons dans une grange à l'abri des regards indiscrets ; nous la traversons, et là il tente de me faire entrer dans une cage en essayant de me frapper avec un bâton. J'attrape ce bâton et le brise, mais deux autres hommes arrivent, me mettent des chaînes pour m'immobiliser, et le premier homme, qui semble les commander, commence à me frapper avec une sorte de bâton souple. J'entre dans une colère noire ! Devant mon agressivité, les hommes me font entrer dans cette horrible cage où je n'ai même pas la place pour bouger.
Je me retrouve de nouveau captif et maltraité. Je n'ai qu'une envie : me libérer et tous les tuer.

Ils amènent un chien et me sortent de la cage ; le chien m'attaque, ce qui m'oblige à me défendre. Je ne cherche pas à le tuer : je ne fais que me défendre en l'évitant, mais ce chien cherche à me tuer. J'esquive toutes ces attaques puis je lui saute dessus, le renverse sur le dos et je grogne, menaçant de le tuer, avant de le libérer. Mais rien à faire : il ne veut pas se soumettre et, de plus de ça, il cherche à me blesser.

Les trois hommes commencent à s'impatienter ; je ne sais pas pourquoi. L'un d'eux me frappe ; je sais que je me suis mal conduit, mais je ne comprends pas ce qui ne va pas. Malgré ses attaques incessantes, le chien ne reçoit aucune correction ; les hommes sont même fiers de lui. Ce n'est qu'après avoir reçu une dizaine de coups de ce bâton souple – qui est en fait un fouet – que je finis par comprendre que je dois tuer le chien.
 
Je le regarde droit dans les yeux. Sur mon dos, mon pelage se hérisse et je me mets à grogner tel un animal enragé. Au même moment, j'entends un homme dire :

— Faites attention : il va attaquer ! Il ne doit pas s'en prendre à nous !
 
Je saute sur le chien, et décide de jouer un peu avec lui avant de le tuer. Je lui mords les pattes puis le dos, et je tire violemment sur sa queue qui s'arrache ; pissant le sang, il en asperge les hommes et moi-même avant de s'écrouler juste devant moi, à bout de forces, la gorge offerte. Je la lui déchire d'un coup de crocs.
 
Les hommes se dépêchent de me remettre les chaînes et de m'enfermer dans la cage ; ils sont fiers de moi, ou plutôt de ma force et de mon agressivité.




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