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Blackwolf (3)
Aventure / Action
Tout Public
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Catégorie : Aventure / Action
2
1
2pts
Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 - 3 - 4 ]
Les combats


Je viens d'être emmené dans une nouvelle grange où beaucoup de monde est assemblé ; il y a aussi un chien, un boxer. Lui et moi sommes mis dans une arène faite de ballots de paille. Quelques minutes se passent avant que quelqu'un crie :

— Cherokee, attaque !

Le chien me saute dessus ; je le contre : je n'ai aucunement l'envie de le tuer, mais apparemment il veut ma mort, et les dieux – ou plutôt les humains, devrais-je dire – attendent que l'un de nous tue l'autre.

Je lui saute dessus et le chope au dos ; il pousse un hurlement de douleur tout en se vidant lentement de son sang. Il est condamné à mourir, mais je décide de le jeter au-dessus de moi. Je le récupère par le cou au moment où il retombe, ce qui a pour conséquence de le tuer sur le coup, mais également de séparer sa tête de son corps.

Je suis couvert de son sang. Certains humains applaudissent, d'autres pleurent tandis que moi, je mange le chien. Mon maître me récupère et me remet dans ma prison ; il est fier de moi. Je me hais. Les gens tournent autour de ma cage : ça m'énerve ; ils ne savent pas ce que ça fait d'être enfermé dans un tout petit espace. Je ne peux pas bouger. J'ai besoin de croquer dans quelque chose ; de la chair fraîche serait parfaite.

Mon tortionnaire vient me chercher ; j'ai un nouveau combat : une louve blanche. Je la connais : c'est la femelle Alpha de notre meute.

Nos tortionnaires nous ordonnent d'attaquer, mais nous ne bougeons pas. À un moment, son maître – un homme fin, grand, pas très musclé et laid, donnant l'air d'être lui-même victime des humains et qui semble ne penser qu'à se venger sur les animaux – vient frapper la louve pour qu'elle attaque, ce qu'elle fait directement. Je n'ai pas le temps de réagir et finis sur le dos ; elle tente de me morde à plusieurs reprises, mais je la bloque du mieux que je peux avec mes pattes. Je la repousse violemment et lui saute à la gorge tout en la griffant au ventre. Comme elle saigne, son pelage blanc devient rouge. Je suis prêt à lui trancher la jugulaire, mais je ne le fais pas car je viens de me rappeler la vie que j'ai eue dans sa meute.

Elle se calme et reste sur le dos, pissant le sang ; elle va mourir si elle ne reçoit pas de soins rapidement. Tout le monde me dit de la tuer, mais je commence à lécher ses plaies. Un coup de feu claque : c'est son tortionnaire qui met fin à ses souffrances d'une balle de revolver. Fou de rage, je lui saute dessus avec l'intention de le tuer, mais je reçois un coup de bâton qui me fait tomber tout en m'assommant.
 
Je me réveille dans ma cage ; je pleure la mort de cette belle louve. Me calmant peu à peu, je me rends compte que j'ai faim et je n'ai rien à manger. Je comprends que, pour manger, je dois faire souffrir, faire couler le sang et tuer.

J'ai droit à un autre combat : un Akita Inu.
Je suis bien décidé à le torturer avant de le mettre à mort. À peine sommes-nous lâchés que je lui saute dessus pour m'agripper à son dos que j'ouvre sur toute sa longueur, des cervicales jusqu'à la queue à l'aide des quatre griffes de ma patte avant droite. Le chien ne meurt pas ; il souffre, mais pas assez pour moi. Je dois lui faire subir encore pire maintenant qu'il ne peut plus se défendre. Je plante mes crocs dans sa patte arrière gauche et serre de toutes mes forces avant de tirer pour la lui couper, puis je me dépêche de recommencer cette opération sur ses trois autres pattes. Je suis couvert de son sang ; le chien suffoque, il va mourir.

Estimant qu'il a assez souffert, je commence – avant qu'il ne meure – à le manger lentement ; je veux sentir son sang encore chaud couler dans ma gorge. Il finit par mourir, et je suis récompensé. Ma récompense ? Le droit de finir de le manger.
 
Au fil des jours, j'ai beaucoup d'autres combats contre des chiens et des loups ; comme je suis très rapide, j'arrive à les tuer sans trop de difficultés, ce qui me permet d'être bien nourri : nourri avec de la viande de chien, des chiens que j'ai moi-même tués.
 
Au bout d'un certain temps, les combats s'arrêtent car je suis trop craint et je ne rapporte plus d'argent à mon tortionnaire. Pour régler ce problème, il ne trouve rien de mieux qu'un ours en guise d'adversaire. Se battre contre un ours et survivre, c'est très compliqué ; les chances de survie sont très faibles, et la moindre erreur peut être fatale. Par conséquent, les attaques sont bien plus réfléchies et je ne prends pas le temps de le torturer. C'est avec beaucoup de mal que je gagne le combat, mais je suis blessé, ce qui m'empêche de me battre pendant une longue période car je ne reçois pas les soins que je mérite. Mon bourreau n'en a rien à faire, que je sois vite remis sur pattes ou non, car il n'a pas de combats pour moi, ou plutôt pour l'enrichir.

La chose qui me sert de maître a fait de moi un monstre prêt à tuer tout ce qui bouge, au point qu'il est obligé de me museler sinon je tenterais de le mordre et même de le tuer.
 
Cela fait maintenant dix mois que j'appartiens à mon tortionnaire, mais également deux mois que je ne me suis plus battu car je viens seulement de me rétablir. Il arrive vers moi et me dit :

— Alors, le monstre, tu es en manque de sang ? Très bien, tu vas en avoir. Du moins, si tu arrives à tuer tes adversaires sinon ce sera à ton propre sang que tu auras droit.
 
Mon prochain combat ? Deux jeunes ours. En les voyant, je comprends tout de suite que ma mort est proche ; mais il faut que je me batte quand même, je n'ai pas le choix.
 
Le combat commence. Les deux ours ont l'air de se connaître ; des frères ? Je ne sais pas, mais ils ne s'attaquent pas entre eux : ça se présente mal pour moi. Je tente, en courant partout dans l'arène, de les éloigner suffisamment l'un de l'autre pour tenter une attaque qui me sera certainement fatale.
 
Au bout d'un moment je réussis à les séparer, et je lance mon attaque en visant le dos de l'un ; je réussis à le griffer et le mordre, mais ce n'est pas suffisant pour coucher un tel animal. Je suis obligé de repartir pour éviter que le deuxième ne me tue et je recommence mon numéro.

La blessure que j'ai infligée à l'un des ours l'énerve et le fatigue. Il tente une attaque que j'évite et attaque l'autre ; j'arrive à l'avoir au cou et à le tuer. Dans sa chute, il tombe sur moi, écrase mes pattes arrière et m'en casse une. J'arrive avec beaucoup de mal à me libérer, mais je dois reprendre mon souffle. Le seul ours restant arrive et me blesse au dos d'un coup de ses pattes griffues. Je suis à terre, en sang mais pas encore mort, alors je rassemble mes dernières forces pour une ultime attaque.

L'ours se tient à côté de moi, prêt à m'achever. Il doit penser que je n'ai plus de forces car il prend tout son temps. Grosse erreur de sa part : ça me permet de le mordre à pleines dents au cou et le tuer. Je n'en peux plus, je n'ai plus de forces, je suis gravement blessé, je sens que je vais mourir. Je sais que pour ralentir ma mort, je dois lutter pour ne pas perdre connaissance.

Après ce combat, beaucoup d'hommes rigolent et applaudissent tandis que d'autres pleurent.
Moi, je tente de rester éveillé pour ne pas mourir.




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