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Destins liés (2)
Mémoires
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Catégorie : Mémoires
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Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 ]
-en joug... Feu!

Ces trois mots prononcés par Antoine tchoukinov suffirent a mettre fin à la vie d'Anatoli Kirienko, vice maire de la ville de Perm dans l'oural, l'homme avait été accusé de corruption et de divers vices l'ayant menés devant un peloton d'exécution.

-Dégagez le corps de ce trotskiste d'ici, ça gâche la vue. Emmenez moi le suivant. Fit tchoukinov.

Les soldats s'exécutèrent et quelques secondes après deux fantassins de l'armée rouge amenèrent un homme d'apparence riche, ils fut tourné contre le mur, les mains liées dans le dos. Il se débattit mais un coup de crosse dans la nuque le fit tomber à terre.

-cesses de bouger et assumes tes actes. Cria l'un des bourreaux.

-Camarade vassily clinedov tu es condamné d'intelligence avec l'ennemi et condamné à mort par le soviet suprême.

-Désolé d'apprendre que coucher avec une allemande fait de moi un traitre. Ironisa le prisonnier.

-présentez armes... En joug...

-Arrêtez! Je sais certaines choses...

-Tiens donc, avant que mes camarades te collent quelques balles dans le dos peux-tu me dire ce que tu sais?

-Un allemand, un espion soutire des informations aux ingénieurs d'une usine d'avions près de Perm. sa couverture est complexe... Il se fait passer pour le directeur d'une maison de passe et fait payer ses clients en informations.

-Feu.

Quatre coups de feu retentirent et l'homme tomba face contre terre.

-Vous allez enquêter camarade Antoine ? Interrogea un jeune soldat.

-Ca ne regarde que moi Daniil. Mais si tu veux vraiment savoir, oui je compte me pencher sur cette affaire, j'ai remarqué que les dernières paroles de quelqu'un était toujours sincères. Surtout quand cela vise à le faire libérer... Malheureusement pour lui, je sais ce qu'il voulait me dire et il est mort.

-Il m'arrive d'admirer votre façon de faire tchoukinov...

L'homme qui avait prononcé ces mots n'était d'autre que Lavrenti beria, le Chef du NKVD, un petit homme froid aux lunettes rondes. "Notre Himler à nous" comme le décrivait Staline...
Antoine retira son couvre chef de commissaire des peuples et effectua un salut militaire des plus solennels.

-C'est un honneur de vous entendre dire ça camarade Beria. Mais je ne fais que mon devoir, pas de pitié pour les ennemis du peuple. L'URSS mérite selon moi une population épurée de toute vermine.

L'homme en face du jeune commissaire haussa un sourcil et parut septique quelques instants.

-Vous me dites ca pour me faire plaisir ou c'est sincère tchoukinov ?

-C'est sincère. Je vis pour l'URSS, et ne veux que son harmonie.

-Vous êtes admirable. Continuez comme cela. Je mettrai à disposition les moyens nécessaires à votre investigation. Conclut Beria.

-Bien.


Le chef du NKVD s'éloigna et Antoine poussa un léger soupir de satisfaction. Il savait qu'au moindre mot de travers Béria aurai pu signer son exécution dans les six secondes. Heureux d'avoir survécu à tout cela il remit sa casquette, claqua les talons et s'eclipsa.

**

Le lendemain de sa discussion avec Vladimir, Léonid avait pris la décision d'aller seul recruter quelques travailleuses au kolkhoze le plus proche. Ce n'était pas un homme particulièrement communiste, il estimait que l'idéal de l'URSS ne serai jamais une réalité et la réalité du monde jamais un idéal. C'était un homme pragmatique et froid, d'une taille moyenne. Bien que tres jeune ses cheveux viraient au gris, ses yeux bleus et son regard profond renforçaient son caractère froid.
Le matin venu il se prépara un déjeuner à base de thé noir et de biscuits secs, c'était un miracle d'en trouver en temps de guerre. Il enfila son manteau et sortit de sa luxueuse maison de fonction. Il pris place au volant de sa berline Pobieda et roula quelques dizaines de minutes sur les routes désertes de la Volga avant d'arriver devant une immense grange, il avait beau être à peine 7h du matin le lieu était déjà en pleine effervescence. Il connaissait bien ce kolkhoze et son directeur, un homme sympathique était son ami depuis toujours.
Il arriva devant la Datcha et toqua à la lourde porte en chêne. Quelques instant plus tard apparut un homme plutôt grand et mince, il était en vêtement d'intérieur et ses cheveux en bataille trahissaient un réveil brutal.

-Léonid! Quel plaisir de te voir! Mais ce n'est pas une tenue pour recevoir des invités que je porte la... Mais bon, Entre donc.

-Bonjour à toi camarade Malo! Fit Léo en rentrant dans la belle demeure.

Il s'assit sur une chaise de bois dans la cuisine alors que son hôte partait se changer. Il admira les tableaux au murs, sûrement confisqués a des bourgeois... Malo et Léonid s'étaient connus à l'université, Léo avait préféré s'orienter dans l'ingénierie mécanique alors que Malo avait préféré l'agronomie. Ils s'étaient vus tout deux attribuer la charge d'une grande entreprise, des tracteurs pour Léonid et un kolkhoze pour Malo.

Le jeune homme entendit des pas dans l'escalier et fut surpris de voir descendre une jeune femme brune à toute vitesse, enfiler un manteau et sortir à la hâte. Quelques instants plus tard ce fut au tour d'un Malo plus présentable de rejoindre Léonid dans la pièce à vivre.

-Tu es irrécupérable mon ami. fit Léo dans un rire. Tu couche toujours avec tes employées?!

-Ce sont les employés de l'état! Et puis c'est plutôt rare à vrai dire...

Le jeune ingénieur ricana quelques instant avant de poser un attaché-case sur la table.

-Camarade j'ai un service à te demander...

-Hummm? Fit Malo dubitatif.

-Je dois doubler ma production d'obus et de chars, mais pour cela j'ai besoin de main d'œuvre, pas de prisonniers politiques mais bien de femmes aux mains agiles.

-Où veut tu en venir? Demanda l'homme avec un sourire en coin.

-J'aurai besoin d'une dizaine de tes employées. En échange je peux te fournir quelques tracteurs encore intacts si tu le désire, ils sont trop petits pour être convertis en
semi-chenillés.

-Bien, après tout Je t'en dois une depuis la dernière fois... Tu m'a quand même sauvé la mise ce jour là!

-Je n'ai fais que mon devoir d'ami... Quand même passer une nuit avec la fille du commissaire des peuples a l'agriculture n'était pas très malin... Léonid sortit un papier de sa mallette, tendit un stylo plume a Malo qui le trempa dans un encrier et signa en bas de la page.

-Bien, pour les tracteurs c'est pas de refus ! Envoie les dès que tu peux. Je vais te regrouper dix kolkhoziennes sous le porche, je Peux même te les conduire jusqu'à ton usine si tu le désire.

-Merci bien! Tu es un très bon ami quelquefois. Plaisanta Léo.

Quelques instants plus tard le jeune homme retrouva un groupe de femmes habillées simplement sous le porche de la Datcha de Malo. Elles étaient toutes différentes mais une attira son attention plus que les autres. Elle était de taille moyenne, les cheveux châtains, de magnifiques yeux verts, un teint clair. Léo sortit de sa rêverie et demanda leur noms à Malo.

-Alors de gauche à droite tu as:
Irina, Apolina, Hélena, Marya, Victorina, Ékaterina, Élizaveta, Askana, Valentina, Natalia et Olga.

-Victorina... Chuchota Léonid. Bien! Mesdames, désormais vous travaillerez à la fabrique d'arme Oulianov. Vous créerez des obus à la chaîne de travail Nº6. Ca ne sera pas facile mais vous serez traitées avec respect et confort...




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