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Elémentaire (2)
Fantastique
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Catégorie : Fantastique
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Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 ]
Ce fut dans une joie inqualifiable qu'Adrien quitta l'institut. Dans quelques jours, il le savait de source on ne peut plus sûre, il recevrait son certificat élémentaire lui permettant, entre autre, de bénéficier du titre d'avatar. Le plus grand rêve du jeune homme était sur le point de se réaliser ; il ne pouvait compter le nombre d'années durant lesquelles il s'imaginait recevoir des missions de la plus haute importance. Bref, cette nouvelle vie l'exaltait déjà. Sur le chemin du retour, tandis qu'il passait devant l'hôtel de ville, il contempla les petites fontaines crachant leurs magnifiques jets d'eau dans toutes les directions. Il se revit alors jeune, âgé d'à peine une dizaine d'année, en train de se baigner nu dans cette eau fraîche, malgré l'interdiction de sa mère. Soudain, il fut expulsé de ses pensées lorsqu'il percuta une jolie jeune femme d'environ son âge. La jeune demoiselle, courant à moitié, trébucha et tomba dans l'eau.

- Oh mon dieu, je suis tellement désolé, s'excusa Adrien tout en l'aidant à se relever.- Mais bordel, vous pouviez pas faire attention ! Regardez-moi, je suis trempée, s'insurgea-t-elle. Maintenant, si je ne me fais pas virer par mon patron, c'est un miracle.
- Je peux faire quelque chose pour me faire pardonner, tenta-t-il timidement.
- Oui, dégagez de mon chemin !

Sans faire plus de cérémonie, la jeune femme s'écarta d'Adrien et partit comme une furie. Ce ne fut qu'à cet instant que le jeune homme remarqua la longue chevelure blonde de la jeune femme. Il revit alors ses yeux bleus, adorables malgré la colère, et ses lèvres parfaites. Un véritable visage d'ange. Adrien fut tellement émoustillé qu'il manqua de chuter à son tour dans la fontaine, mais il se retint de peu et poursuivit son chemin.
Lorsqu'il fut rentré cher lui, son premier réflexe fut d'appeler sa mère et de lui chanter ses exploits. Il lui raconta, sans omettre le moindre détail, chacune des trois épreuves. Il insista plus particulièrement sur la dernière durant laquelle il eut affronté l'examinatrice. Béatrice, la mère d'Adrien, en fut ravie. Elle le félicita à de nombreuses reprises et lui promis de fêter cette belle réussite aussi tôt que possible, c'est-à-dire lorsque le père d'Adrien, un avatar lui aussi, serait rentré de mission. Le jeune homme raccrocha, le sourire jusqu'aux oreilles, et décida, afin de se récompenser lui-même, d'aller regarder le dernier Iron Man au cinéma. Il sortit de son appartement, sa veste en cuir sur les épaules, et, après avoir fermé la porte derrière lui, longea le trottoir à sa droite. Il traversa à cinq reprises les divers passages piétons et arriva à hauteur du cinéma Gaumont. Impatient de pouvoir profiter du film, il entra dans le grand bâtiment tout en observant les différents films à l'affiche. Il faillit, au dernier moment, opter pour un film de Star Wars, mais il se rétracta et acheta un billet pour Iron Man, l'homme d'acier. Cinq minutes plus tard, lorsque le film commença, le silence s'imposa de lui-même dans la salle de projection et Adrien, des étoiles plein les yeux, se délecta des deux heures de l'un de ses super-héros fictifs préférés combattre un terrible terroriste menaçant de contaminer la Terre.


Lorsqu'il sortit du cinéma, Adrien avait l'esprit comblé par des millions de rêves. Il se voyait, à la place de l'homme d'acier, défendre le monde, non pas avec des armes de sa propre création mais avec ses pouvoirs arctiques. Toutefois, ses rêveries furent interrompues lorsque quelqu'un le bouscula férocement dans son dos. Il tomba sur le sol et se releva quasiment aussitôt, ce qui lui permit d'identifier le fautif, ou plutôt la fautive : il s'agissait de la femme qu'il avait maladroitement faite tomber dans l'eau de la fontaine. Chose intrigante, la femme était en train de fuir, ainsi qu'une dizaine d'hommes et femmes de tout âge. Adrien se tourna dans la direction opposée et, avec un regard épouvanté, vit deux hommes, habillés totalement de noir, chacun en possession d'une cape de cette même couleur flottant dans le vent, se diriger vers lui. Il n'aurait pas été autant effrayer si lesdits hommes ne détruisaient pas tout sur leur passage par des projectiles de couleur sombre. Le jeune homme, sentant soudain son héroïsme retomber au fin fond de son être, prit ses jambes à son cou lorsqu'il s'aperçut que les projectiles étaient des sortilèges utilisés par ce que les avatars appelaient les mages noirs. Ces mages, bien que peu nombreux, étaient des descendants des mages monstrueux dans les légendes élémentaires et possédaient, somme toute, une puissance non négligeable.
Sans qu'il ne sût pourquoi, le regard d'Adrien se porta sur la femme qui l'avait bousculé et, soudain, une intense envie de la mettre à l'abri lui monta à la tête. Alors, lorsque l'un des mages noirs lévita dans le but de lancer un énorme projectile dégoulinant de ténèbres, Adrien se concentra et, laissant son énergie se concentrer dans les paumes de ses mains, il lança un terrible rayon glacé contre le mage. Ce dernier, surpris de trouver un opposant à cet endroit, n'eut guère le temps de riposter et reçut l'attaque en plein thorax. Toutefois, le sortilège sembla insuffisant pour le vaincre. Les yeux rougis par la rage, le mage lança son projectile sur la foule, un sourire sadique barrant son visage. Sans prendre le temps de réfléchir, Adrien se mit sur la trajectoire du projectile et, utilisant la totalité de son énergie, il invoqua un bouclier de glace devant lui. Lorsque la sphère ténébreuse l'atteignit, elle se volatilisa en émettant une puissante onde de choc qui balaya le jeune homme plusieurs mètres en arrière. Il réussit tout juste à se remettre sur ses pieds lorsqu'il s'aperçut que le mage ayant attaqué ne se trouvait plus dans les airs. Adrien tressaillit lorsqu'il sentit une présence dans son dos. Il voulut créer une tempête de neige derrière lui, mais il se rappela soudain qu'il n'en avait plus la force. Il se retourna rapidement et vit le mage noir, une épée de sa propre création dans les mains, courir dans sa direction. Adrien, au dernier moment, effectua une roulage sur le côté avant de se remettre sur pied. Puis il entendit un hurlement, celui d'une femme, sans doute effrayée. Il tourna la tête vers le son strident et aperçut la femme qu'il avait remarquée maintenue en l'air par le second mage. Puisant alors dans son énergie vitale, Adrien envoya une très faible boule de glace dans le visage de l'individu. Ce dernier, trop occupé à penser à ce qu'il allait faire de la jeune femme, ne vit pas l'attaque arriver et la reçut dans la tempe. Il s'évanouit presque mais reprit rapidement ses esprits. Toutefois, durant ce court laps de temps, sa prisonnière s'était enfuie. Une bouche déformée par la colère apparut alors sur le visage du mage qui approcha d'Adrien. Le jeune ne put que regarder avec terreur ce puissant mage s'approcher : la boule de glace qu'il eut créée quelques secondes auparavant l'avait vidé de toute énergie. Adrien ferma alors les yeux, prêt à mourir, heureux d'avoir pu sauver une précieuse vie. Toutefois, son destin prit une tournure plus appropriée. Le jeune homme, les yeux toujours clos, entendit subitement les mages des ténèbres courir. Il ouvrit les yeux, intrigué, et remarqua alors, du côté opposé à ses deux agresseurs, une silhouette voler vers lui. Il ressentit alors, dans cette même direction, un torrent de puissance submerger son esprit. Adrien tourna la tête dans la direction opposée lorsqu'il ressentit la présence de portails dimensionnels : les mages comptaient s'échapper à travers ses tunnels magiques pouvant emmenant n'importe qui n'importe où et, surtout, n'importe quand. Le premier mage franchit le portail prestement puis vint le tour du second. Ce dernier se trouvait à quelques millimètres de son objectif lorsqu'une colonne de flamme s'échappa du sol et grilla littéralement le mage sur place. La dernière chose que vit Adrien avant de s'évanouir de fatigue fut ledit mage tomber en cendres et se répandre sur le sol, guidé par la brise dont la douceur contrastait totalement avec l'atmosphère actuel.


Lorsqu'il se réveilla, il ne savait combien de temps plus tard, Adrien fut rassuré lorsque, allongé dans les draps blancs du lit d'hôpital dans lequel il s'était reposé, il reconnut les murs de l'infirmerie de l'institut. Son esprit se calma lorsque ses yeux se posèrent sur les différents posters accrochés dans la salle, l'un prévenant des dangers des MST et mettant en avant les différents moyens de contraception ; un autre discutant des problèmes d'audition et, en dernier lieu, une affiche humoristique représentant un avatar du feu s'exclamant « je pète le feu ». Adrien se souvenait que, lorsqu'il avait visité cet endroit pour la première fois -l'infirmerie est un passage inévitable lorsque l'on s'entraîner à maîtriser son élément-, il avait bêtement ri de cette phrase. Adrien aurait observé tous les bibelots accrochés sur les murs si la porte, à l'autre bout de la pièce, ne s'était pas ouverte. Aussitôt, une femme, âgée d'une quarantaine d'année, entra en courant vers son lit. Elle s'agenouilla pour se retrouver à son niveau et l'embrassa sur le front. Elle passa sa main dans ses cheveux couverts de sueur, sans doute provenait-elle de son combat contre les mages noirs, tout en le dévisageant avec des yeux rassurés.

-J'ai cru t'avoir perdu, entama-t-elle. S'il te plaît, ne me refais plus jamais ça.
-Je t'avoue que je n'ai pas réellement eu le choix sur ce coup-là, admit-il.
-Comment ça ? On m'a dit que tu avais affronté des mages noirs.
-On ne t'a pas menti.
-Mais qu'est-ce qui t'a pris ? Tu n'as pas leur niveau, dit-elle avec un ton de reproche.
-Je sais, mais ils sont passés à l'attaque avant que j'aie le temps de m'enfuir Si je n'avais pas résister, je serais mort, et tous les gens présents sur les lieux aussi.

Avant qu'elle ait pu dire quoi que ce soit d'autre, un homme passa la porte, ouverte, et, presque sans apercevoir la mère du blessé à son chevet, il le dévisagea de ses yeux noirs et ne prononça qu'une seule phrase :

-Décris-moi tout.

Sans ciller, Adrien raconta l'histoire à l'homme, dont la grande barbe grise pouvait impressionner n'importe quel enfant en âge de manger une glace vanille-chocolat sans s'en renverser partout sur le torse. Ainsi, il ne négligea aucun détail. Son passage au cinéma : la raison de sa présence sur les lieux. Il continua en décrivant la fuite des gens dans la rue et, volontairement, omit de mentionner la jeune femme qui avait capté son attention. Il termina par décrire la scène des magiciens, l'orbe ténébreuse que le premier avait crée et lancée vers la foule et, enfin, le combat opposant les trois hommes. Le barbu l'écouta sans l'interrompre.

-Je vois. Nous t'avons mal jugé, dit-il lorsqu'Adrien eut terminé. Nous pensions que tu était intervenu par pur esprit de combat. Mais selon tes dires et ceux de plusieurs témoins, tu n'as pas pu fuir et as été contraint de te battre.

Le vieil homme lui sourit et lui tourna le dos. Il entama sa marche vers la sortie mais s'arrêta net.

-Tu as eu de la chance, j'étais dans le coin quand tout à commencer. Mais après tout, c'est grâce à toi que personne n'est mort et je t'en félicite. Nous nous reverrons, jeune Adrien, c'est certain.

Et, sur ces mots, le vieil homme, probablement un avatar du feu, pensa Adrien, quitta la pièce.


Le lendemain, au petit matin, Adrien se réveilla. Cette nuit, contrairement à sa dernière sieste, il avait dormi dans la chaleur accueillante et habituelle de ses draps. Non plus des posters concernant la santé, ce furent des posters de groupes de musique métal qui captèrent son regard : deux affiches de Nightwish, un de Powerwolf, un d'Alestorm et un dernier de Semblant.
Le jeune homme, comme à son habitude, fit sa toilette avant de rejoindre la cuisine. Il s'apprêta à prendre un petit-déjeuner commun, mais son regard fut attiré par un parchemin posé sur la table. Il le prit en tremblant et le lut à haute et intelligible voix.

« Adrien Raillac. Je, soussigné Warmaïd Dulord, président du congrès élémentaire, suis heureux de vous présenter le document certifiant votre réussite à l'examen de nomination des avatars. Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare officiellement avatar de glace. Avec toutes mes félicitations. »

En-dessous du texte étaient inscrits la date de son passage ainsi que, à droite, le tampon du congrès élémentaire. Trop heureux pour pouvoir dire quoi que ce soit, Adrien rangea ledit parchemin derrière une vitrine accrochée au mur qu'il réservait pour l'occasion. Il était tellement heureux qu'il faillit oublier les événements survenus la veille. Mais après tout, pensa-t-il, tout était rentré dans l'ordre sans que personne n'eût été blessé. Il retrouva le sourire grâce à cette pensée et, baissant les yeux vers la table afin de prendre son petit-déjeuner une bonne fois pour toute, il remarqua une petite enveloppe posée sur le meuble de bois, à côté de la baguette de pain. Il la prit et la lut à son tour.


« Adrien. Je suis Valyria. J'ai été votre examinatrice durant votre épreuve. Je vous écris cette lettre pour vous demander de nous rencontrer, moi et quelques autres avatars expérimentés, demain, à l'institut, à midi. Ne soyez pas en retard. »

Adrien resta suspicieux quant à cette lettre. Contrairement à son diplôme, cette dernière ne semblait pas officielle. Mais pouvait-il se permettre de refuser une invitation venue de la personne lui ayant décerné son diplôme ? La réponse était bien évidemment non. Il décida donc qu'il rencontrerait ces mystérieuses gens. Il reposa la lettre sur la table et dégusta enfin sa tartine de pain beurrée qu'il se prépara avec amour.



Adrien adorait sortit, humer l'air extérieur. Cela lui donnait un intense sentiment de liberté. Comme à son habitude, il emprunta le même chemin que la veille et, une fois passé devant l'hôtel de ville, il atteignit les fontaines qu'il aimait tant admirer. Alors que ses yeux observaient avec admiration les jets d'eau, il sentit quelqu'un le pousser et, sans pouvoir se retenir, il tomba dans le bassin. Il hésita, pendant quelques secondes, à geler l'eau afin de ne pas être mouillé, mais cela aurait signifié violer la règle primordiale des avatars : ne jamais faire usage des éléments devant les humains, à moins d'y être contraint. Lorsque son corps entra en contact avec le liquide, il se releva, les vêtements et les cheveux trempés. Il se retourna et vit, avec surprise, la jeune femme qu'il eut rencontrée la veille au même endroit, cette même femme qu'il avait négligemment faite chuter dans l'eau.

-Je crois que nous sommes quittes, dit-elle dans un sourire.

Adrien sortit de l'eau et lui rendit son sourire. Il aurait dû être contrarié par cette mauvaise blague, mais il en était incapable.

-Je crois bien, oui, répondit-il. Je m'appelle Adrien, continua-t-il en lui tendant la main.
-Et moi Jess, lui répondit-elle en lui serrant la main. Ravie de te rencontrer.
-Pourtant, tu n'avais pas l'air si ravie, hier.
-Oh, mais ça c'était avant que tu ne me sauves la vie de ces … choses, dit-elle, l'esprit dans le vague lorsqu'elle repensa à la scène. D'ailleurs, comment as-tu créé cette boule de glace qui m'a sauvé la vie ?
-Tu veux que je te dise comment je fais ça ? Dit-il en fermant les yeux.

Silencieuse, Jess regarda le jeune homme se concentrer. Soudain, ses cheveux cessèrent de goutter. Plus encore, elle eut l'impression que l'eau présente sur ses vêtements pénétraient dans le corps d'Adrien. Elle constata qu'il ne s'agissait pas que d'une simple hallucination lorsqu'elle put observer l'avatar totalement sec. Elle ouvrit la bouche de stupeur, mais aucun son n'en sortit.

-Je veux bien te donner mon secret, dit-il, mais à une condition.
-La...laquelle ? peina-t-elle à articuler.
-En me laissant t'inviter au restaurant, dit-il timidement.

La jeune femme fut amusée de voir rougir les joues du jeune homme, mais elle finit par accepter. Elle se plaça donc à côté de son nouvel ami tandis que ce dernier lui présenta son bras auquel elle y agrippa ses mains aux ongles vernies.


-Ce dîner était superbe, s'enthousiasma la jeune femme.

Nettoyant les quelques traces de crème chantilly sur ses lèvres avec sa serviette, Adrien lui sourit et attrapa délicatement la main de la jeune femme.

-Je te devais bien ça, je vous ai presque noyé lors de notre première rencontre.
-Je n'irai pas jusque là, dit-elle en riant. Disons que tu m'as juste un peu arrosée. Mais la prochain fois, j'apprécierai que tu fasses ton tour de magie pour que je puisse sécher immédiatement.
-désolé de te décevoir, mais ce tour ne marche que sur moi. Je t'expliquerai tout à l'heure, lui dit-il en voyant son air intrigué. D'ailleurs, comment a réagi ton patron, hier ? Tu n'as quand même pas été renvoyée ?
-Non, ricana-t-elle. Les choses qui ont attaqué ont terrifié tout le monde, même mon patron, alors il n'a pas fait attention à la ponctualité, ce jour-là.
-Heureux de l'entendre, je n'aurais pas pu dormir si tu t'étais faite renvoyer par ma faute.

Elle lui sourit, lui montrant ainsi qu'elle appréciait cette petite attention. Puis, satisfaite de ce repas, Jess se leva de sa chaise en même temps que son ami. Ce dernier, en galant homme, appela le serveur et régla l'addition. Elle le remercia d'un baiser sur la joue avant de sortir, étrangement proche d'Adrien, du restaurant. Il était une heure et demi de l'après-midi lorsque le soleil vint frapper leurs visages irradiés de bonheur.

-Je crois ne pas t'avoir assez remercié pour hier, dit-elle en lui faisant face.

Et, passant ses mains à l'arrière du crâne de son ami, elle colla ses lèvres aux siennes. Adrien dut résister pour ne pas avoir l'érection de sa vie. Toutefois, il en fut incapable lorsqu'il sentit la langue de la jeune femme caresser la sienne sensuellement. Il ferma alors les yeux et laissa son esprit se ravir de cet échange lingual. Durant leur baiser, la jeune femme colla son bassin à celui d'Adrien, si bien que ce dernier fut persuadé qu'elle ne pouvait qu'avoir senti l'état de son entre-jambe. Pourtant, elle ne montra aucun signe particulier, mais Adrien crut ressentir que la bouche de son amie se déformait en un sourire. Lorsque leur baiser prit fin, leurs corps se séparèrent, mais pas leurs esprits désormais liés l'un à l'autre par une passion fulgurante : l'amour.




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