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La meute (11)
Fantastique
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Catégorie : Fantastique
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Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 ]
Chapitre XI : Wesen



 Mais à peine quelques mètres avant qu'il ne m'atteigne, il est fauché par une autre créature ! Elle est passé tellement vite que je n'ai pas eu le temps de bien la voir mais je sais que ce n'est pas un de mes Loups. Je me redresse difficilement, mon dos me fait très mal. Et c'est alors que je vois passer une autre créature, toujours aussi rapidement, qui se jette sur le Gator qu'affronte Julien. Comprenant que nous avons des renforts inattendus, je les imite et vais aider Max, qui depuis à subit quelques blessures sur les flancs. A six contre trois le combat est maintenant à notre avantage ! Un premier Gator est tué par nos « renforts », puis un deuxième. Je les ai mieux vu pendant que nous combattions : il y a un mâle et une femelle, des métamorphes comme nous. Lui, est un tigre, tandis qu'elle, est une léopard. Je vois qu'ils n'hésitent pas une seconde à tuer lorsqu'un deuxième Gator tombe, gorge tranchée. Ils arrivent dans notre direction pour nous aider avec le troisième. Il est blessé à plusieurs endroits. Max et moi le maîtrisons mais je lui fais signe qu'on va le leur laisser. Il n'auront besoin que de quelques secondes pour le tuer. J'aurais du mal à le faire moi même mais les laisser faire ne me dérange pas vu que ces Gators sont tous des tueurs et qu'ils sont venus ici pour tuer à nouveau. Je m'éloigne donc et retourne vers le dernier Gator, celui qui m'a attaqué en premier. Il est à peine conscient, allongé au sol. Le processus de guérison a déjà du commencer et son corps puise dans l'énergie qui lui reste pour refermer les vaisseaux sanguins et recréer le sang qui s'en est échappé. Tous les autres sont maintenant en cercle avec moi autour du Gator. Nous ne pouvons par vraiment parler sous notre forme animale mais je parviens quand même à articuler :


— Garder… en vie… Questions.


Ils m'ont compris et je pars avec Max chercher de quoi l'attacher fermement en attendant qu'il soit en état de répondre à notre interrogatoire. Une fois ce problème réglé, je reprends forme humaine et mes Loups font de même. Je me tourne vers les deux autres Garou, qui n'ont pas l'air de vouloir prendre forme humaine.


— Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous nous avez aidé, mais merci. Sans vous nous serions sans doute morts les uns après les autres.
— Nous vous avons aidé parce qu'inconsciemment, vous étiez en train de nous aider également. Donc nous aussi sommes reconnaissants, répond le Tigre. Je me nomme Dairen et elle c'est Louka


Un silence se fait. Je vois que mes Loups se posent la même question :


— Vous avez parlé alors que vous êtes sous votre forme animale ? Comment avez-vous fait ça ?


Nos deux alliés se regardent et sourient.


— Nous ne sommes pas comme vous. Tout simplement. Nous ne sommes pas des humains métamorphes comme vous. Nous sommes une espèce différente. C'est pour cela que nous ne « redevenons » pas humain. Nous n'avons pas d'autre forme que celle que vous voyez. Et notre morphologie interne est donc légèrement différente, nous permettant de parler.
— Mais d'où veniez vous ? Je veux dire… Comment saviez vous où nous étions ?
— Ce sont les Avanakï. En réalité, il y a un grand village au Nord d'ici où vivent des dizaines de créatures comme nous. Si les Avanakï ont choisis de ne dissimuler leur existence qu'aux humains, il nous permettent de nous dissimuler au reste du monde. Vous y compris.
— Mais pourquoi vous cacher plus que les Avanakï eux même ? Vous avez pourtant l'air de mieux vous défendre !
— Notre village ne compte que quelques carnivores comme nous. La grande majorité sont de paisible herbivores sans défense. Et puis nous sommes tous en quelques sorte en voie d'extinction. Beaucoup d'entre nous ont été tués par des humains et certains se sont entre-tué aussi : vous savez ce que c'est d'être carnivore…
— Je vois… Et vous pensez que ça peut avoir un lien avec l'attaque des Gators ? Les Avanakï nous ont dit ne pas savoir pourquoi mais… Ils n'ont peut-être pas tout dit…
— Oui. Ils ont respecté leur serment de garder le secret. Il se trouve que si les Avanakï sont un jour exterminés, leurs enchantements cesseront et nous seront alors parfaitement visibles, que ce soit aux yeux surnaturels ou humains. Et croyez moi cela pourrait causer notre perte. Nous avons quelques contactes parmi des créatures garou, comme vous, en ville qui nous tiennent au courant de l'évolution extérieure. Les nouvelles sont mauvaises… Un marché noir est en place depuis plus d'un siècle et prend de l'ampleur. Vous connaissez le trafique d'êtres humains ? Et bien sachez qu'en parallèle le trafique de créatures surnaturelles n'a jamais été aussi florissant ! Ce sont principalement des carnivores sans scrupules qui achètent de la viande d'herbivores pour se nourrir. Il y a aussi le commerce d'apothicaire qui nécessite les ossements de telle ou telle espèce… Cela parait peut-être un peu vague mais c'est un trafique très organisé. Certains humains sont même dans la combine. Alors imaginez un instant que l'on apprenne l'existence de notre village, peuplé uniquement de créatures rarissimes et en voie d'extinction ! Notre survie se mesurerais en semaines… Et je pense que le commanditaire a du entendre quelques légendes et a voulu s'en assurer. Ce doit être quelqu'un d'important pour embaucher des Gators sur une simple rumeur.
— Et qu'est-ce qu'on peut faire ? Si on se contente de tuer les Gators il se dira qu'il avait raison et n'arrêtera jamais…
— Oui… C'est pour ça qu'il faut faire parler notre prisonnier dès qu'il se réveillera. Nous avons besoin de savoir qui est le commanditaire.


Nous nous asseyons alors autour d'un petit feu de camps que font nos nouveaux amis. Nous avons besoin de nous reposer et de laisser blessures cicatriser lentement. Nous en profitons pour en apprendre d'avantage sur ces nouvelles créatures. Si le nom qui définit notre catégorie est « garou », le leur est « Wesen ». Il s'applique à toutes les espèces ayant leur morphologie. Qu'ils soient tigres, léopards, tortues, chevaux, etc. Je remarque aussi que leurs mains ont un aspect plus proche de l'homme que nous. Les doigts sont agiles et ont une bonne dextérité. Les seules différences sont le pelage et les griffes qui prolongent la dernière phalange.


Mais je n'ai pas le temps de les détailler d'avantage : notre prisonnier reprends connaissance !



— Regardez ! dit Thomas. Il bouge.


Nous nous levons et nous déplaçons vers le Gator :


— Tes amis sont morts, commence Max. Et nos deux amis seraient ravis de faire de même avec toi. Mais nous savons que tu as rencontré le Commanditaire. Et que tu as des informations. C'est la seule raison pour laquelle ta vie a un peu de valeur. C'est bon pas la peine de nous rendre le travail plus difficile. Tu sais que nos amis ici ne désirent que te tuer. Alors si tu nous fais gagner du temps, on te détache et tu auras une longueur d'avance sur eux.
— Bien bien, dit le Gator terrifié. Je vais vous dire ce que je sais si vous me laissez partir. Le Commanditaire, c'est un Lowen, un Lion-garou. Il gère un grand trafique de créatures surnaturelles. Il nous a payé pour détruire ce village mais c'est tout ce que je sais je vous le jure. Je ne sais même pas ce qu'il vous veut. Tout ce que je sais c'est qu'il a vraiment payé très cher et qu'il sera surement prêt à recommencer. Il a dit qu'on avait pas besoin d'en savoir plus. Ah attendez ! On nous a dit qu'il était arrivé en avion depuis Panamà, la capitale du pays de même nom.


Il nous regarde avec des yeux presque suppliants, espérant que son petit excès de zèle lui permettra de sauver sa vie. Il ne sait plus qui regarder entre nous et les Wesen.


— C'est tout ce dont nous aurons besoin. Merci Gator, tu mérites que je te libère. Je te conseille de courir vite.


Ses liens défaits, il ne perds pas une minute et bondit en direction de la forêt. Il est dans sa forme animale avant d'atteindre les premiers arbres. Je me retourne vers les autres et vois que les Wesen sont sur le point de partir eux aussi. Leurs pattes arrières en flexion, muscles bandé, ils attendent encore quelques secondes et après avoir échangé un regard, ils s'élancent à toute vitesse à la poursuite du Gator ! Tant pis… Sa vie ne m'est pas vraiment importante après tout. Je ne voulais juste pas l'exécuter lâchement.


— Bon, nous savons où est le Commanditaire. Panamà est un bon choix pour un trafiquant : des milliers de portes-conteneurs transitent par le canal chaque jour. Il peut donc aisément transporter ses marchandises et créatures surnaturelles…
— On fait quoi maintenant ? demande Thomas. Des idées ?
— Heu… On pourrait aller le voir pour le menacer, propose Julien.
— Si on fait ça, il ne fera que redoubler de moyen pour détruire les Avanakï, dis-je. Rappelle toi qu'il est un trafiquant puissant et qu'il voit là une source de richesse immense. Et puis il n'aura pas peur de quelques Loups-garous crois moi… Non il faut le mettre hors-jeu. L'empêcher de nuire.
— Le tuer ? demande Julien.
— C'est une solution. Cet homme est très loin d'être innocent. Il mériterait un peine adaptée… Mais je ne veux donner la mort qu'en dernier recours. Nous ne sommes pas des meurtriers mais nous savons nous défendre.
— Et pourquoi pas l'emprisonner ? suggère Max. Si on pouvais le ramener au village refuge, les Wesen n'auraient pas de problèmes pour le retenir prisonnier non ?
— Pourquoi pas… Mais comment faire ? Comment le capturer et l'emmener jusqu'ici ? Je suis pas sûr qu'il va nous accompagner gentiment…
— Je ne sais pas encore...
— Ça me parait être une bonne idée si nous y arrivons, tranchais-je alors.


Nous prenons donc la décision de retourner voir Cassandra et les Avanakï, pour leur exposer nos idées. Les deux Wesen ne sont pas encore revenus mais je suis certain qu'ils pourront nous rattraper sans problèmes lorsqu'ils en auront envie. Nous reprenons donc no affaires et marchons sur le chemin emprunté lors de notre premier passage. Cette fois nous faisons plus attention à la vie qui nous entoure : les plantes de cette partie de la forêt doivent être masquées par les capacités des Avanakï car jamais je n'avais vu de plantes aussi multicolores, aux formes extravagante, ni même une telle faune, avec des petits animaux et insectes très originaux. On dirait que les animaux ici sont des croisements entre des animaux de notre monde ! Des petits canards avec une carapace de tortue, des lièvres avec un queue d'écureuil, des poulets-cochon, etc. Au fil de ces découvertes, nous avançons, jusqu'à arriver au village refuge des Avanakï. Nous sommes accueillis en héros par ce tout petit peuple, Cassandra nous rejoint et se réjouit que nous soyons tous en vie.


Peu après, nous allons voir le chef en privé, accompagné de quelques conseillers. Nous lui décrivons ce qu'il s'est passé pendant l'attaque du village, notre rencontre avec les Wesen ainsi que les informations que le dernier Gator nous a donné. Le Chef appuie le fait que nous sommes vraiment chanceux d'avoir pu rencontrer les Wesen et ajoute qu'ils ne sont vraiment pas porté sur les relations avec les étrangers. Nous décidons alors de les informer de nos plans pour le Lowen. Ils sont réticents à l'idée d'intervenir mais comprennent bien vite qu'il n'ont pas d'autre choix. Nous devons le stopper, ne serait-ce que pour porter un coup au marché noir du surnaturel. La décision est prise de prendre la route de Panamà accompagné d'un petit groupe de chasseurs Avanakï qui nous aideront à neutraliser le Lowen. Les Wesen n'interviendront pas, pour ne pas risquer de révéler leur existence à d'avantage de monde.


« Adieu, jeune Alpha », me transmet le Chef.
— Adieu, vous pouvez nous faire confiance, nous neutraliserons la menace qui plane sur vous.
« Je n'en doute pas une seconde. Veillez à ce que les chasseurs que je vous confie ne soient pas vus par qui que ce soit »


Nous passons encore quelques minutes dans le village, laissant aux trois chasseurs le temps de dire au revoir. Nous rentrons alors jusqu'à nos voitures qui nous attendent sagement à l'orée de la forêt depuis plusieurs jours. Les chasseurs vont maintenant évoluer en terrain inconnu : ils ne sont jamais sortis de leur forêt. Heureusement ils sont vraiment petits et pourront donc aisément se dissimuler dans nos véhicules lorsque nous nous déplacerons.




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