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La meute (13)
Fantastique
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Catégorie : Fantastique
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Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 ]
Chapitre XIII : Le Seigneur



 Je suis retourné voir Marcus en début de soirée et nous nous sommes entendus sur le lieu et l'heure du rendez-vous. Le Seigneur habite dans une villa, à l'extérieur de la ville, entourée par un grand terrain, partiellement recouvert par une forêt tropicale.
Nous sommes arrivés un peu avant Marcus, les Avanakïs se sont dissimulés dans nos sacs et nous sommes prêts.


Lorsqu'il nous a rejoint nous nous sommes avancés vers la grille où deux vigiles en arme nous ont arrêtés pour nous fouiller, contrôler nos identités et nous escorter jusqu'à la villa. Bon… Les voitures sont à l'extérieur de la palissade donc impossible de s'enfuir avec… En revanche cette grande forêt pourrait nous permettre de nous échapper avec notre précieux colis.


Une fois entrés dans la villa, je constate un certain nombre de vigiles postés ici et là. Tous armés de fusils automatiques ou d'arme de poing. Nous montons un grand escalier de pierre en colimaçon et arrivons devant le bureau de Seigneur.


Mes loups et moi restons silencieux tout du long. En effet nous sommes sensés faire de la figuration plus qu'autre chose… Comme nous en avons discuté hier soir à l'hôtel, nous allons laisser Marcus négocier et obtenir — ou pas… — son arrangement, avant de passer à l'action. Après tout, il nous offre une porte d'accès royale, il mérite bien son bout de papier justifiant son arrangement…


Le bureau du Seigneur est une vraie représentation de son empire : deux larges battants de bois en guise de porte d'entrée, un sol en parquet massif, une décoration très coloniale, avec quelques trophées sur les murs, du marbre, etc. Il y a aussi un grand balcon qui donne sur la forêt ! Parfait, ça sera notre porte de sortie.


Une fois rentrés, les deux gardes qui nous accompagnaient se postent à l'extérieur et ferment les portes. Empêchant quiconque d'entrer… Et de sortir…


— Bienvenu cher Marcus ! dit Le Seigneur. 
— Monseigneur… répond-t-il en se courbant légèrement.
— Alors, que voulais tu me demander ?
— Et… Et bien vous savez… Vous nous demandez 25% de notre revenu en échange des approvisionnements et… et avec les temps qui courent, les frais augmentent, vous savez et…
 
Voyant le pauvre marchand perdre ses moyens devant ce "Seigneur", je me racle discrètement la gorge pour rappeler à Marcus que nous sommes là avec lui et qu'il n'a pas à se sentir en danger. Il reprend :


— Voilà, ce que je voudrais serait de baisser la taxe de 25% à 20% !
— Quoi ?! rugit le Lowen. Et pourquoi je ferais ça ? hein ?


A ce moment je dois avouer avoir décroché de la conversation alors que Marcus expliquait comment baisser les prix pouvait attirer plus de client, etc... Ce sur quoi je me focalisais était sur l'enchaînement des évènements à venir : faire discrètement intervenir les Avanakïs pour endormir le Lowen, se transformer et l'emporter avec nous par dessus la balustrade et courir vers la forêt pour parcourir le plus de distance possible avant que l'alerte ne soit donnée !


Ah ! Le Lowen vient de taper du poing sur la table… Il semble imperméable aux revendications de Marcus… Il va falloir intervenir maintenant avant qu'il ne nous fasse expulser par ses vigiles !


Je fais un signe de la tête à Max et Julien qui portent les sac à dos où se trouvent les Avanakïs. A leur tour ils donnent le signal en appuyant légèrement sur leur sac.
Je vis alors les sacs s'ouvrir tout seuls. Les Avanakïs se sont dissimulés. Quelques secondes plus tard une fléchette se loge dans le cou du Lowen qui y porte instinctivement la main ! Il cherche à comprendre, incrédule, d'où elle peut bien venir. Ses paupières s'alourdissent, il va tomber dans les vapes.


— Vite ! Dis-je à Thomas, attrape-le avant qu'il touche le sol ! S'il fait du bruit on sera démasqué !


Thomas se transforme alors et bondit pour réceptionner le Seigneur, de justesse. . Heureusement, le Lowen ne s'est pas transformé ! Il aurait été beaucoup plus difficile à transporter... Thomas le porte sur son épaule comme un vulgaire sac de patates.


Nous nous transformons à notre tour : il est temps de faire notre révérence et de partir d'ici au plus vite. Je fais signe à mes loups de sauter par dessus la balustrade du balcon et de foncer vers la forêt.


C'est à ce moment que je vois Marcus... Le pauvre essaye encore de comprendre ce qui vient de se passer... Il est complètement figé ! Tant mieux pour nous, il n'a pas encore donné l'alerte. Je saute à mon tour par dessus la balustrade et atterris quelques mètres plus bas dans du gravier. Je m'élance aussitôt à la suite de mes Loups. Pauvre Marcus me direz-vous ? Très honnêtement je ne me soucis guère de son sort : c'est un marchand de produits illégaux qui savait dans quoi il mettait les pieds. Ce genre de personne doit prendre ses responsabilités quand les choses ne tournent plus à son avantage.


Assez, parlé de lui, j'ai franchis la cinquantaine de mètres qui me séparaient de l'orée de la forêt quand j'entends le sifflement d'une balle sur ma droite, qui va se loger dans un arbre dans un éclat de bois. Je continue sans me retourner, je suis plus ou moins à l'abris des arbres maintenant.


Je vois au loin mes Loups en train de m'attendre, pour que je les guide. Arrivé à leur niveau, nous reprenons notre course jusqu'à arriver près d'une route. On peut d'autres garous qui courent derrière nous. Il faut qu'on arrive à les semer... Deux options s'offrent à nous : trouver un endroit pour nous cacher ou compter sur notre endurance en espérant qu'elle leur est supérieure.


Au bout de vingt minutes à pleine vitesse, les bruits de course derrière nous ont réduits et finissent par s'arrêter. Nous poursuivons encore quelques minutes afin de bien les distancer. Alors que nous arrivons par chance au bord d'une route, nous redevenons humain et j'en profite pour appeler Cassandra, pour qu'elle vienne nous récupérer aussi vite que possible. Tant pis pour la voiture de location que nous avons laissé devant la villa du Seigneur, la société de location ira la chercher elle-même...


Aussitôt Cassandra arrivée, on monte tous en voiture avec le Seigneur toujours inconscient que l'on a mit dans le coffre, après lui avoir réinjecté une dose de somnifère Avanakï. Nous rentrons.



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Chapitre XIV : Retour à la maison



 Il nous faut maintenant retourner jusqu'au Costa Rica, et plus précisément jusqu'au village-refuge des Wesen. Cette étape ne devrait pas être trop difficile étant donné que le Lowen est toujours profondément endormi dans le coffre. Nous roulons donc tranquillement, savourant notre réussite et nous félicitant de notre efficacité. Les Avanakïs qui nous accompagnent sont beaucoup plus détendus et ouverts à la discussion qu'à l'aller et ils se révèlent très curieux de notre monde.


Après la quinzaine d'heures qui séparent le Panama du Costa Rica, nous arrivons à proximité de la forêt des Avanakïs. Nous sortons de la voiture et emmenons le Lowen avec nous. Nous avançons doucement, attendant d'être accueillis par les Dryas, petites sentinelles volantes des Avanakïs. 


— Ils vont me manquer ces Avanakïs et ces Wesen, dit soudain Max.
— C'est vrai que leur communauté à l'air tellement agréable à vivre ! enchérit Thomas
— Et puis ils n'ont pas besoin de cacher leur vraie nature, ajoute Julien. Si on vivait ici on pourrait rester sous notre forme animale en permanence !
— Écoutez, leur dis-je, on peut pas rester vivre ici pour le moment. Mais rien ne nous empêche de revenir ici de temps à autre en vacance. Où même dans le futur certains d'entre vous pourrez vous installer ici pour de bon.
— D'accord chef, finit Max avec un sourire.
— Ah voilà les Dryas, suivons les !


Il nous faut encore quelques minutes de marches pour arriver au village des Avanakï : nous sommes bien ralenti à cause du Lowen endormit que nous transportons...


Lorsque nous arrivons à l'entrée du village, une foule nous y attend. A sa tête, le chef du village.


« Bon retour permis nous, chers Loups ! Nous attendions votre arrivé avec impatience ! »
— Merci ! Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons capturé le Lowen ! dis-je en pointant du doigt notre prisonnier. Je vous conseille d'appeler les Wesen au plus vite pour qu'ils s'occupent de lui.
« A ce propos, j'ai peur que les Wesen ne soient pas aussi prévenant que nous ou vous à l'encontre de ce trafiquant... Je crains qu'il ne soit le bouc-émissaire de leur colère... »
— Oh... vous savez, c'est pas ça qui va m'empêcher de dormir ! Tant que je ne suis pas le bourreau... Et puis comme vous l'avez dit, c'est un trafiquant, de marchandises illégales, d'humains, de Wesen, le commanditaire d'assassinat, etc. Il est temps qu'il en paie le prix. Et je laisse le soin aux Wesen de le juger. 
« Bon, ainsi soit-il. Je vais faire venir des Wesen pour l'emmener. »


Il fait signe à deux Avanakïs qui se dépêchent de quitter le village. Quelques minutes plus tard ils arrivent avec Dairen et Louka, les Wesen avec qui nous avions parlé la dernière fois.


— Bonjour ! On a un cadeau pour vous ! leur dis-je avec un sourire.
— Merci bien, nous saurons en prendre soin. Voudriez-vous venir passer un peu de temps dans notre village avant de partir ? Demande Dairen.
— Non malheureusement nous devons rentrer au pays... Mais nous reviendrons, soyez-en sûr ! Certains viendront peut-être même vivre parmi vous.
— Alors nous vous souhaitons bon retour de tout coeur, dit Louka. Encore merci pour votre aide.


Obligés de rentrer, nous devons tourner les talons et marchons en silence sur le chemin du retour. Ces vacances au Costa Rica ont été tout sauf reposantes mais elles ont été tellement enrichissante ! Je sens que le lien de meute entre nous est plus fort que jamais. Eux aussi doivent le sentir. Il me tarde de retrouver ma famille ainsi que le reste de la meute. Jaden était déjà presque rétabli quand nous sommes partis, j'imagine qu'il doit être en parfaite santé maintenant. 


15h plus tard, nous sommes accueillis par nos familles à l'aéroport. Nous rentrons chez nous, faisions récit de nos vacances paradisiaques au Costa Rica (en oubliant d'aborder tout élément surnaturel bien sûr...) et le rythme de vie normal revient peu à peu. 


Je dois maintenant me préparer à une toute autre épreuve : l'année de Terminale au lycée !



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Fin.




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