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Warships (1)
Inspiré de : World of Warships
Fanfiction
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Catégorie : Fanfiction
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Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 ]
Prologue 1: SaberFish


Un autre monde, une autre époque. Dans ce premier prologue, je vais vous raconter les causes des évènements s'étant déroulés entre 2046 et 2050. Ces causes s’ancrent dans un contexte économique pouvant s'apparenter à la crise de 1929.

En 2016 puis en 2017, l'élection de deux personnalités politiques dangereuses à la tête de deux grandes puissances mondiales (mais nous en reparlerons plus tard) vint gripper la machine de l’économie mondiale ; une crise financière généralisée vint paralyser les marchés industriels. Par dizaines, des sociétés coulèrent les unes derrière les autres, mais le secteur qui fut le plus touché fut celui de l’armement. En effet, que ce soit IndianWeapon, Eiffel Armement ou bien Dassault, aucune ne fut épargnée. Que ce soit le licenciement ou bien la faillite, toutes les sociétés d'armement y passèrent ; Indian Weapon, China Defense, AmeriSky et AustralianRocket ne sont que quatre des dizaines de sociétés qui firent faillite.

Survivèrent à cette crise SaberFish, Eiffel Armement, Dassault, American Defense System, ChinaCyberDefense et Defcorp. Trois étaient des sociétés d'armement informatique, deux d’aéronautique, et une d'armement naval. Et c’est cette dernière qui va nous intéresser. Suite à la crise, elle resta la seule entreprise au monde à proposer des porte-avions, des corvettes, des sous-marins ou bien des lance-missiles.

Une guerre religieuse qui s’était déclenchée en 2013 et s’était finie en 2018 avait laissé le monde dans une paix et la prospérité – à l’époque – sans fin.

SaberFish avait donc doté tous les bâtiments navals qu’elle vendait du même système informatique qui les raccordait au même réseau ; cela permettait ainsi à des navires de nations différentes de pouvoir s’identifier et de communiquer plus facilement. Cela permettait également aux états-majors de commander eux-mêmes les navires et ainsi de protéger plus facilement les militaires.

Cependant, ce système avait une faille : il dépendait d’un ordinateur, certes difficile d’accès, mais qui pouvait facilement être coupé ou plus simplement sujet à des piratages de données, à condition que l'on possède les 10 clés de connexion. Cet ordinateur et ces dix clés de connexion étaient réunis au même endroit, dans un bunker situé à 80 mètres de profondeur sous le siège de SaberFish dans la Silicon Valley.

De plus, les années 20 connurent les catastrophes géologiques les plus effroyables de ce début du 21ème siècle. Le séisme de San Francisco de 2029 fut le plus terrible des catastrophes des années : 8,5 sur l’échelle de Richter. Il causa la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes et détruisit près de 98% des infrastructures de la Silicon Valley. 98%, car le seul bâtiment qui survécut à ce cataclysme était le bunker 0, le bunker de SaberFish. Cependant, le tube de l'ascenseur qui y menait ainsi que des câbles électriques furent détruits, et le bunker resta pendant un certain temps coupé du reste du monde…

14 ans plus tard, une guerre éclata, opposant l'UFE* et les USA** aux ASA*** (aussi surnommés « Le Quatrième Reich » par les EAF****) et aux Péninsules*****. Ce conflit n’était pas tout à fait mondial car l’Afrique, la Suisse, les États scandinaves et les États latins n’avait pris aucun parti et ne prenaient donc pas part à la guerre. Ainsi, bien que seulement continentale (d’ailleurs nommée « La Guerre des Continents » par les pays neutres), elle sera quand même qualifiée plus tard de mondiale par les historiens… mais revenons plutôt à mai 2046, soit 4 mois après le débarquement de le sol américain des troupes européennes.

À San Francisco, dans l'ancienne Silicon Valley, une camionnette quitta la route et s’engagea dans une allée parsemée de panneaux détruits et de bâtiments en ruines. Elle s’arrêta devant un bâtiment sur lequel on pouvait lire jadis : SaberFish & Brothers Corporation. Du véhicule jaillirent trois individus habillés en noir (ce qui était assez ridicule puisque il était 11 heures du matin) : BlackDove, DarkPeace et Droid. Des pseudos certes ridicules et enfantins, mais qui cachaient en réalité de redoutables hackers recherchés entre autres par la NSA, la DGST, le MI-5 ou le FSB******. Appartenant auparavant à des cyberarmées et des sociétés de sécurité informatique, ils avaient tous trois rejoint le MLG (Mouvement de Lutte contre la Guerre, organisation cyberterroriste) un mois avant cette mission qu’ils étaient en train d’effectuer.

Ils trouvèrent rapidement le tunnel de service et de secours qui menait au légendaire bunker oublié de tous et s’y engouffrèrent. 80 mètres plus bas et 160 mètres plus loin, ils accédèrent à l’ordinateur.

— Bingo ! Quels troufions, quand même… Ils auraient pu vérifier si l’ordinateur était possible d’accès ! s’exclama BlackDove.
— Hé, BD, la ferme et bosse ! l’interrompit DarkPeace. On n’a pas besoin de savoir ce que tu penses d’eux.
— N’empêche, mission à haut risque, mission à haut risque, un gamin de 5 ans pourrait faire ça…
— Faut quand même pirater l'ordinateur pour y entrer… indiqua Dark.
— P’têt, mais sinon y a juste un logiciel à supprimer.
— Bon, vos gueules, les enfants ! Dark, viens m’aider à chercher les clés d’accès.

Cette voix féminine qui venait de les interrompre était celle de Droid, une jeune fille mature et très intelligente pour son âge. Lorsqu’elle avait 15 ans, après avoir passé son bac, elle avait piraté les serveurs de l'Éducation Nationale pour modifier ses notes aux épreuves. Cela n’était pas passé inaperçu, et elle avait dû fuir sa famille car il s’agissait d’une fraude punie par un an de prison et 150 000 € d’amende.
Trois ans plus tard, elle était le second de cette organisation cyberterroriste.

— Ouais, j’arrive, Droid, mais y a tellement de cadavres que ça me fout la gerbe.
— Y en a que 10 : c’est moins que dans le placard de ton ancien patron, non ? plaisanta Droid.
— P’têt ; n’empêche que ça me met mal… Ils ont dû se bouffer les uns après les autres, et d'y penser, j’ai envie de dégueuler.
— Eh bien tu va te retenir jusqu’à ce qu’on ait fini notre boulot. T’en es BD ?
— Presque fini. Je rentre dans le dossier-mère.
— OK. Tu modifies tous les fichiers de sorte que le moindre de leurs instruments soit rendu inutilisable.
— Même la propulsion ?
— Même la propulsion.
— Désolé de vous interrompre, mais j’ai déjà quatre clés, les coupa DarkPeace.
— OK ; c’est bien, DP, lui dit Droid ; prépare-toi à couper le serveur. Je donne les dernières clés à BD ; il brouille le réseau et tu coupes à mon signal.
— OK, chef.

C’est alors que BlackDove pénétra le dernier fichier, celui des aéronavales et des connexions satellite. Ce fichier était très important puisque c’était celui qui empêchait la destruction définitive des autres ainsi que des satellites. Sa suppression signifiait la suppression de tout le travail de SaberFish. Il appuya donc sur la touche Delete.

— OK, BD, supprime le réseau maintenant ; et DP, coupe le serveur, ordonna Droid.
— C’est fait ! s’exclamèrent en même temps les garçons
— On se barre, les gars : les vapeurs d'amiante commencent à me monter à la tête.

Alors qu’ils remontaient progressivement à l’air libre, leur odyssée marquait la fin des navires de combat modernes et le retour d’un ancien genre de combat naval. Partout, à travers la planète, les satellites mouraient, les avions et les hélicoptères tombaient, les sous-marins sombraient et les bateaux s’arrêtaient définitivement. À peine avait-elle commencé que la guerre navale s’arrêtait. Du moins, le croyait-on.




* UFE : Union Fédérale d'Europe.

** USA : United States of America. Autre nom : United States of Mississippi. Ce sont les États qui ont refusé d’adhérer à l’idéologie des ASA.

*** ASA : Allied States of America, d’idéologie néo-nazie. Parti majoritaire au pouvoir : l’ANWP.

**** EAF : European Allied Forces.

***** Péninsules : dictatures alliées coréennes, indienne, vietnamienne et indonésienne.

****** NSA, DGST, MI-5, FSB : services de renseignement américain, français, anglais et russe.

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Prologue 2 : Les Forts Flottants


La guerre de 45-50 a en réalité débuté en 2016. En effet, c’est cette année-là qu’un président d’extrême-droite fut élu aux États-Unis. De ce président, les religions et les minorités en retiendraient la cruauté, la xénophobie, le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie. Cependant, les sociétés politiques extrémistes, elles, se souviendraient de lui comme d'un grand homme et s'associeraient dans une seule et même association politique qui prendrait le nom de ce président : la « Donald Trump League ».

De 2016 à 2026 dura ce qui sera appelé la « Décennie de la Peur ». Une décennie durant laquelle près de 60% du monde entier était sous la coupe de l’extrême-droite.

En 2017, en France, ce fut la candidate du FN qui devint présidente. Mais après un peu moins de 2 mois au pouvoir, elle mourut mystérieusement dans un accident de voiture, et ce fut un inconnu au bataillon, Hervé Lenon, qui devint alors président. Il sera réélu 5 ans plus tard. Durant son second quinquennat, il planifia avec les autres gouvernements de l'UE ainsi qu'avec les USA une vaste attaque militaire qui se solda par un succès.

Les deux Corées se réunifièrent à nouveau, et jusqu’en 2037 la Corée connaîtra une période de démocratie. Malheureusement, il aurait mieux valu que la Corée soit toujours divisée car en 2037, le PNT prit le pouvoir. Le PNT, ou Parti National des Travailleurs, était l’équivalent moderne et coréen du NSDAP. Le PNT était également la tête de l’hydre néo-nazie et fut donc l'instigateur du coup d’État aux USA en 2044. Le chef d’État, démocrate, fut alors remplacé par le chef de l'ANWP, branche américaine du PNT et fusion de ce dernier avec la DTL (Donald Trump League) en 2038.
En automne 2045, la guerre éclata ; en mai 2046, les navires des marines de tous les pays en guerre cessèrent de fonctionner.

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Novembre 2046. Coordonnées : classées secret défense.

En ce moins de novembre, il faisait assez doux au large de La Réunion. Selon toute vraisemblance, il continuerait à faire aussi chaud jusqu'au mois de décembre. La guerre avait commencé depuis un an maintenant, mais depuis six mois la flotte était immobile, si bien que cette zone avait été rebaptisée « Archipel des Forts Flottants » par les pêcheurs locaux. Corvettes, frégates, porte-avions, navires-radar, tous étaient à l’arrêt pour l’éternité. Cependant, c’était une véritable aubaine pour les marins de L'Indompté. Ne pouvant participer à la guerre, ils jouaient aux cartes ou au golf sur le tarmac du porte-avion.

Le capitaine de vaisseau Georges Landenier, lui, observait l'horizon pour ne pas se faire surprendre par de quelconques aéronefs ou navires n’appartenant pas à une aéronavale ennemie (, même si cela n’était pas arrivé depuis 6 mois )quand son second arriva :

— Yo, Georges, ça va ? Bien dormi ?
— Oui, Lucas, ne t’inquiète pas. Mais dois-je te rappeler que nous sommes encore dans l’armée et que donc je suis toujours ton supérieur ?
— Non, mon capitaine. Désolé, mon capitaine. Du nouveau, mon capitaine ?
— Non, Lacroix. Nada. Leurs navires n'ont pas bougé depuis six mois, et ce n’est pas maintenant qu'il se passera quelque chose. Et vous, avez-vous bien dormi ?
— Oui, mon capitaine. Avez-vous reçu quelque chose de l'état-major ?
— J’ai demandé à l’officier radio, et non, il n'y a rien. Ne vous inquiétez pas. Allez prendre un bol d’air, je reste ici.
— Merci, Monsieur.

Le second Lacroix descendit alors du poste de commandement pour se rendre sur l'aire de lancement des chasseurs. C’est là que tous les matins il faisait son jogging puis vérifiait son avion( lorsqu’il en avait encore un). Lacroix était de ces seconds qui prennent soin de leur équipage ; c’était un brave gaillard, le meilleur de la flotte. Cependant, il était loin de se douter que la situation idyllique que vivaient le capitaine, l’équipage et lui-même était sur le point de s’achever.

Un petit grondement. À peine perceptible. Mais annonciateur du malheur qui arrivait. Le premier qui l'entendit fut le quartier-maître Fochère qui interpella aussitôt le second :

— Monsieur, vous n'entendez rien ?
— Qu'y a-t-il, quartier-maître Fochère ?
— Vous n’entendez vraiment rien ? Même pas un petit grondement comme un violent orage au loin ?
— Effectivement, j’entends quelque chose, mais ce ne doit être rien. Je vais le signaler au capitaine.

Le second remonta au PC. Le grondement se faisait de plus en plus fort et de plus en plus en proche.

— Monsieur, vous entendez ? signala Lacroix.
— Oui, j’entends. Ça vient de ça, indiqua le capitaine en montrant du doigt une forme allongée qui avançait lentement sur l'eau dans leur direction. Je n’ai aucune idée de ce que c’est ; il est à plus de 10 milles nautiques
— Allié ou ennemi ?
— Aucune idée. Officier radio, signalez un contact à l’équipage. Condition de combat 1.
— Bien, mon capitaine ! répondit l'officier.

L'alarme siffla dans tout le porte-avion. Entendant cela, les autres navires firent de même. La chose qui se déplaçait lentement entra alors dans le cercle des 8 milles et pouvait donc être aperçue aux jumelles.

— Second, dites-moi ce que vous voyez, demanda le capitaine en tendant les jumelles.

Il s’agissait d'un bateau, mais pour le moins étrange puisqu’il semblait n’avoir rien à faire de la furtivité. Ainsi, trois tourelles bâchée (de détection radars ? ) à la proue et deux tourelles également bâchée à la poupe entouraient le PC qui était au centre du navire. Au mât du PC flottait au vent le pavillon de la croix étoilée. Le pavillon ennemi. Le pavillon des États Alliés d’Amérique.

— Mon capitaine, s'affola le second en posant les jumelles, pavillon américain ! Que faisons-nous ? Le bâtiment n’est plus qu’à moins de 15
— Bien, on passe en condition de combat maximale ; préparez les avions.
— Monsieur, avec votre permission vous semblez avoir oublié que nous n’avons plus de chasseurs et d’ailleurs plus de pilotes par la même occasion depuis 6 mois : ils sont tous au fond de l’océan.
— Ah… effectivement. Merci de me l’avoir rappelé. On passe en évacuation 1 alors.
— Bien, Monsieur.

Il reprit ses jumelles pour observer le navire qui approchait. Ce dernier ralentissait et avait changé de cap : il ne se dirigeait plus vers eux mais prenait une trajectoire parallèle au porte-avion.

— Georges, il vient de changer de cap, annonça le second en observant dans ses jumelles. Je vois l’équipage en train de s'activer autour des bâches qui recouvrent les tourelles-radar. Ils enlèvent les bâches, ils…

Le second lâcha alors ses jumelles et hurla à l’officier de radio : « ÉVACUEZ LES NAVIRES ! » et se précipita hors du PC.

Le capitaine prit alors les jumelles et vit ce qui avait terrifié son second : ce n’était pas des tourelles-radar, mais des canonnières qui s’alignaient lentement mais sûrement sur la cible qu’était devenu le porte-avion. Cinq canonnières, dont deux à trois canons, et trois à deux canons. De la fumée blanche, caractéristique d’une propulsion à l’hélium 3, s’échappait de quatre courtes cheminées. Cette fumée – constituée à 60% de vapeur d’eau – avant de ressortir à l’air libre passait d’abord dans la turbine de la centrale électrique puis dans le rotor de l’hélice qui faisait avancer le navire.

Douze canons étaient pointés sur le porte-avion. Alors, de la gueule noire d’un des canons jaillit le premier obus d’une longue salve de douze. Ce premier obus frappa le PC avec une telle violence qu’il fut en quelque sorte « décapité » du bateau. Lorsque le second détacha le troisième bateau de sauvetage, il entendit le sifflement caractéristique des obus à charges creuses, et lorsqu'il se retourna il en vit un pénétrer dans le tarmac et exploser. En levant les yeux, il en vit dix autres qui chutaient vers le tarmac et quelques hélicoptères encore intacts par leur inutilisation et déchiquetaient au passage les centaines de marins qui tentaient vainement de fuir.

Les derniers marins vivants avaient embarqué ; il coupa les cordes. Lorsque le petit canot de sauvetage s’éloigna, le second regarda en arrière et vit une seconde salve d'obus frapper son porte-avion, qui lentement sombrait. Le porte-avion avait besoin d’un équipage de 2300 personnes, mais seuls trois canots sur quarante-six avaient pu être mis à l’eau rapidement. Environ 6% de l’équipage – soit 150 personnes – survécut à l’attaque. Et alors que les canots s’éloignait lentement du porte-avion avion en feu et coulant, Lacroix regardait, fasciné, les obus du monstre d'acier, déchirer le ciel et pilonner les autres navires qui sombraient les uns à la suite des autres. L'Archipel des Forts Flottants n’était plus. La zone serait rebaptisé plus tard le « cimetière des gardiens ».


Même heure. À bord du bâtiment ennemi.

— Notify the Headquarter that the test is a full success. The fleet can be activated, and the Fifth Fleet can be built. The Fury of the Seven Seas class New Mexico is only the first of a long battleboat serie.
( Prévenez le Quartier Général que le test est un franc succès. La flotte peut être activée, et la Cinquième Flotte peut voir sa construction commencer. Le Fury of the Sevens Seas, classe New Mexico, n'est que le premier d’une longue série de cuirassés. )




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