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Warships (2)
Inspiré de : World of Warships
Fanfiction
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Catégorie : Fanfiction
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Lecture Zen
[ Chapitre : 1 - 2 ]
Chapitre 1 :

Île de la Réunion- 6 mois plus tard


Cela faisait maintenant 18 mois que les affiches de mobilisation générale placardées par le BRA ( Bureau de Recrutement des Armées ) étaient affichées contre les murs de l'établissement scolaire. Chaque soir après son cours de géopolitique ( nouvelle matière apparue lors de la crise du pétrole de 2032 ) , Marc allait s'installer sur un banc face à cette affiche et la contemplait. Son père était mort 6 mois plutôt lors d'un combat sans affrontement avec un étrange navire américain. Cependant, malgré la tristesse qui l'emplissait chaque jour, il était heureux car dans moins de deux semaines, il aurait l'âge requis pour aller s'inscrire aux Jeunesses Navales. Contrairement aux autres pays de la Confédération Européenne, la France n'enrôlait pas encore mais pour 50% des adolescents, c'était devenu un devoir de s'inscrire aux Académies militaires pour aller défendre sa patrie, une fois la majorité atteinte. Les Jeunesses Navales était le surnom donné à l'Ecole de la Marine ou l'Académie Navale ( son nom politique), trop pompeux selon certains politiques. De plus, l'apprentissage y avait été reformé, différent donc des autres écoles militaires, mais Marc n'en savait pas plus. Avec ses moyennes, il ne pouvait pas espérer être tout de suite second ou amiral mais lieutenant de vaisseau au maximum. Son père n'était qu'aspirant après tout. S'il obtenait un meilleur grade, qu'importe ce que ce soit, il serait heureux même si sa mère avait été plus gradé que son père. Marc SUMNIER n'était pas très grand pour son âge : 1m75 pour 60 kilos à 16 ans. Lui et son frère jumeau étaient né à Paris, contraignant ainsi leur mère à quitter la marine. Elle n'y était pas resté très longtemps puisqu'enceinte d'eux. Cependant, pendant une décennie, elle put travailler dans un restaurant et donc pu se faire une formation de cuisinière pendant que son père continuait son devoir de militaire dans la Marine jusqu'à sa mort il y a 6 mois. Habitant auparavant en Ile de France, ils avaient ainsi déménagé à la Réunion lorsque son père avait été affecté sur le porte-avion Jean Moulin. La mère de Marc et Pierre, jouant souvent au loto, y avait gagné suffisamment d'argent et acquis suffisamment de formation pour ouvrir le bistrot qu'elle voulait : le Métropolitain.

Il se faisait tard et le lendemain il avait cours à 7 heures du matin. Il se décida donc à rentrer chez lui. Il quitta donc le banc et marcha le long de la plage jusque chez lui. Sa mère devait sans doute vérifier les comptes de la journée, au restaurant, et son frère devait être au cinéma comme chaque mercredi. Il dût donc se résoudre à manger seul. À cette heure-ci, les chaînes de télévision diffusait soit la propagande hollywoodienne soit du porno. Il devait donc se contenter du vieux tourne-disque, revenu toutefois 5 fois à la mode en 30 ans ! Son repas fini, il rangea ses affaires au lave-vaisselle et monta se coucher.

Marc était donc un jeune homme de 17 ans pour 60 kilos. Il n'était ni maigre ni gros et une chose qui est sûre : il n'était pas musclé. Contrairement aux autres garçons de son âge et à son frère, il ne faisait pas de musculation ni aucun quelconque sport. De même, ce n'était pas un séducteur car timide et préférait rester tranquillement sur le côté à étudier tranquillement sa matière post-bac de prédilection : la stratégie. Cependant, il ne fallait pas lui chercher des noises car il était intellectuellement, certes dans la normale, mais redoutable de par sa vitesse de réflexion et de mise en place d'un plan d'attaque. En outre, même si sa force était physiquement absente, Marc était quand même assez fort, en tout cas pour soulever une personne du même gabarit. Il faisait donc 60 kilos pour 16 ans et 1m65 et était brun aux yeux marrons. Quant à sa chambre, elle le reflétait : une carte de France et une carte du monde accrochées aux murs, murs dont le papier-peint était de couleur bois et auxquels étaient également accrochés toutes sortes de bibelot marins, du gouvernail ( au plafond) à la bouée de sauvetage, en passant par la corne de brume.

Il était donc minuit quand Marc se coucha. Son frère, Pierre devait encore faire les autres cents coups et ne rentrerait pas de sitôt. La douce brise venue du large, venue par la fenêtre, le caressait doucement et Marc finit par s'endormir au rythme des vagues se brisant sur les rochers.

Le réveil fut brutal puisque c'est son frère, Pierre, qui le tira littéralement hors de son lit. Pierre était en quelque sorte le némésis de Marc : plus petit mais costaud. Plus intelligent mais également plus fêtard. Bien que jumeaux, Pierre était l'aîné de Marc de 10 minutes. Et malgré sa tendance à la fête, il restait matinal et c'est à donc à 6h qu'il réveilla Marc.

« - Bon tu te grouilles ? Pressa Pierre, on va être en retard pour la conférence
- Hein ? Quelle conférence, on commence pas à 10h ? J'suis sur qu'on commence à 10h …avec mathématiques même.
- Mais quel crétin, t'as de la chance d'être mon frère, sinon je t'aurais déjà trucidé. Non aujourd'hui de 7h à 10h, on a une conférence de l'Académie Navale pour tous les futurs cadets. Tu en es au moins ?
- Évidemment, c'est mon rêve de commander un navire.
- Bien capitaine, petit déj alors. »

Malgré leurs embrouilles quasi hebdomadaires, Marc aimait son frère et était donc ravi de sa bonne humeur qui le rendait lui-même heureux. Ils prirent donc leur repas ensemble aux environs de 6h15 et allèrent se préparer. Le jeudi était le jour préféré de Marc car malgré leur 5h de cours, il y avait son cours de stratégie et en général, le jeudi, sa classe s'entrainaient sur de vieux jeux de simulation militaire.

« - Heu par contre Pierre, tu mets pas trois plombes sous la douche d'accord ? Sermonna Marc. Pas question pour moi d'aller en cours sans me laver.
- T'inquiète frangin j'ai presque fini vas-y. »

Puis ils partirent ensemble à 6h30 de chez eux. Ils ne mettaient en général qu'un quart d'heure pour parcourir la distance séparant leur maison du lycée mais les grilles de ce dernier fermaient 10 minutes avant le début des cours, c'est-à-dire avant 7h. Pendant ce quart d'heure de trajet, les deux frères parlèrent du film qu'avait été voir Pierre puis arrivèrent au lycée.

« - Ha oui, là on voit que y a bien une conférence de l'armée… » dit Marc en apercevant la grosse automobile de fonction de la Marine Nationale, précédée et suivie de deux automitrailleuses comme le voulait le protocole de protection des missionnaires. De plus, 6 militaires avaient été assignés à l'entrée du lycée pour en protéger les accès tandis que 4 autres accompagnaient les officiers de l'Académie Navale, chargés de la présentation de cette dernière. Les deux ados, impressionnés par les uniformes, rentrèrent donc à la hâte dans l'établissement pour retrouver leurs amis. Bien qu'il n'en ait pas et n'ai jamais cherché à s'en faire, Marc resta au côté de son frère, ne sachant que faire alors que les officiers déambulaient dans la cour et parlaient avec des étudiants. Puis la sonnerie tintinnabula, signifiant que les cours commençaient ( sauf pour les 1ères qui avaient cette fameuse conférence ) et les élèves s'engouffrèrent donc dans l'établissement.

Les officiers de la Marine furent donc les premiers à rentrer dans la salle. Et tandis que les élèves s'asseyaient, le premier officier alluma un vidéoprojecteur et le connecta à ce qui ressemblait à une tablette.

« - C'est dingue le progrès nan ? Chuchota Jean, un des amis de Pierre à Marc.
- Oui. Peut-être. La ferme. J'écoute
- Oh bon ça va j'essaie juste de socialiser, s'énerva Jean.
- Désolé, mais c'est des représentants des Jeunesses Navales donc bon… »

Puis, après avoir réajusté son uniforme correctement, le second officier tapota sa veste ( sur laquelle était installé un micro universel*) et commença à parler tandis que l'autre mit en route des diapositives.

« - Bonjour et merci d'être venu si nombreux à cette conférence de la Marine. Je me présente, Capitaine de vaisseau, Ivan Lorélian et voici le quartier-maître Georges Gustave. Vous pourrez, durant cette conférence, nous appeler Monsieur ou Officier Lorélian ou Gustave. Étant des représentants de la Marine Nationale Française, il vous est donc interdit de nous tutoyer ou de nous apprendre par nos noms. Maintenant que notre intronisation est faite, je vais donc vous parler de l'Académie Navale que les officiels préfèrent appeler Jeunesses Navales.

Comme vous le savez normalement, depuis notre entrée en guerre contre la Corée et donc contre les États-Alliés, l'état-major a activé la mobilisation générale des civils. Cette mobilisation générale signifie qu'un minimum de civils doit s'enrôler dans nos forces, afin de remplacer les militaires morts aux combats pour notre patrie. Dieu merci, la mobilisation n'est pas obligatoire. J'invite donc tous les individus ne se sentant pas intéressés par l'armée et le devoir civil, et préférant 6 mois de service obligatoire à 5 ans d'armée, à quitter cette salle. »

Il se tut pendant quelques dizaines de secondes, quelques dizaines de secondes pendant lesquelles une demi-douzaine de lycéens quittèrent la salle.

« Bien. Maintenant que cela est fait, laissez moi vous parler de l'Académie. Les études au sein de l'Académie se font sur une période de 3 ans, durant lesquels vous apprendrez tout ce qu'il faut savoir pour la navigation. Vous mettrez en pratique ce que vous avez appris pendant 5 ans, au cours desquels vous servirez votre patrie en luttant contre la piraterie, contre un pays particulièrement belliqueux ou simplement en faisant des tests.
- Monsieur, avec votre permission, pourquoi vous ne parlez pas de la guerre en cours ?
- Simplement parce que j'espère qu'elle ne va pas durer une décennie… Et maintenant reprenons. La méthode éducative de l'Académie est différente de l'Ecole des Blindés ou de celle de l'Armée de l'air. Pendant la première année, vous aurez tous un enseignement général. En fonction de vos résultats, vous serez dirigé vers un enseignement spécialisé qui correspondra également à votre grade. Cet enseignement spécialisé commencera la deuxième année. Vous serez incorporé dans une unité ou classe et chaque semaine sur 30 semaines, vous affronterez d'autres classes pour vous entraîner. En parallèle, vous recevrez un enseignement complémentaire, le fameux enseignement spécialisé, à l'enseignement de base. Durant cette année, en fonction de vos actes et de vos résultats, vous aurez la possibilité d'être gradé et donc de pouvoir choisir entre votre enseignement spécialisé de deuxième année ou bien celui que vous aurez acquis par vos actes. Cependant, vous pourriez être également rétrogradé et dans ce cas, vous devrez assister à des cours de rattrapage durant 4 mois, de Mai à Août inclus. À la fin de chaque année, vous passerez un examen, duquel dépendra votre passage en année suivante ou non.

Laissez-moi maintenant vous parler de l'enseignement spécialisé des années 1 et 2.
- Officier Lorélian, j'aurais moi aussi une question, interpella un étudiant du fond de la classe.
- Oui allez-y ?
- Voilà, c'est arrivé à un ami de mon cousin : il étudiait tranquillement à l'Académie Navale de Bordeaux. Puis, un jour il apprit que son second avait été emmené de force par la police militaire, suite à une enquête militaire. Il découvrit que celui-ci était ce que l'état-major appelait un parascient**. Du coup, j'aimerais savoir ce que c'est et qu'est ce qui se passe si on en est un ?
- Ne vous inquiétez pas, je vais vous répondre. Tout d'abord, tout ce qui concerne les parascients** est classé secret défense. De plus, si la police-militaire découvre que vous en êtes un, vous serez emmené, de gré ou de force, dans l'armée de terre. Et si vous veniez à déserter, vous passerez en cour martiale. Ai-je répondu à votre question ? Répondit froidement le capitaine.
- Oui, monsieur . Merci monsieur, remercia l'élève.
- Nous pouvons donc continuer. L'enseignement théorique se fera donc dans des classes. Vous étudierez la géopolitique, le français, le russe, l'anglais et l'allemand en langue, la stratégie, l'histoire de la Marine, les mathématiques ainsi que la navigation. 
L'enseignement pratique, quant à lui, sera donc des batailles interclasses où la victoire dépendra de la mise en application du cours théorique.

Mon collègue va dès à présent vous passer une vidéo expliquant de manière le conflit en cours ainsi que votre apport a ce conflit si vous veniez à rejoindre la Marine. En effet, même si j'ai clairement expliqué que vous n'êtes pas censé participer au conflit actuel, des ordres contraires du gouvernement peuvent arriver à tout moment et donc l'éducation de l'Académie, changer. Nous devons donc, au travers de cette vidéo, vous expliquer le rôle de la Marine dans cette guerre. Tu peux y aller Georges. »

Le quartier- maître fit glisser son doigt sur la tablette pour quitter le diaporama qui s'était affiché durant l'intervention du capitaine et sélectionna une vidéo et l'afficha en grand.


« Depuis de nombreux siècles, la France tente de se doter du meilleur armement maritime qu'il soit pour se protéger elle, la royauté puis la république mais surtout le peuple français. De Vauban à DCNS en passant par Dupuy de Lôme, la Marine Française n'a cessé de se moderniser pour répondre aux exigences des siècles qui passent. Mais aujourd'hui, la guerre à changé de visage : alors quelle se passait dans les airs et sur la terre depuis la guerre froide, la guerre est de nouveau en mer. C'est pourquoi nous avons besoin de vous. L'ennemi construit un nouveau genre de navire qui détruira la république si de jeunes talents, comme vous, ne servent la nation.

Engagez vous. Pour vous, pour le peuple, pour la France, pour la république.
L'ennemi de la République française et de la Liberté porte un nom : les États Alliés d'Amérique… »

Tous les étudiants regardaient attentivement le film même si pour certains, c'était la deuxième voire la troisième fois qu'ils le voyaient. Et alors que tous, assis derrière leur bureau, le regardaient, un officiel de la Marine entra discrètement dans la salle et parla avec le capitaine dans le fond de la classe. Sur la toile, le film continuait :

« …depuis maintenant 1 ans, les forces de la Confédération Européenne travaillent main dans la main avec l'Union Russe et les États-Unis d'Amérique afin de rétablir la paix, l'égalité, la liberté et la démocratie dans le territoire des Etats Alliés d'Amérique ainsi qu'en Corée. Cependant, ces actes demandent un grand volume d'hommes et c'est pourquoi nous avons désormais besoin de jeunes patriotes comme vous : luttez pour Marianne et pour la Liberté.

La Marine Nationale est une grande famille et personne ne s'en prend à la famille. Il y maintenant 6 mois, la flotte de l'océan indien fut détruite par un navire ennemi. Un seul dont voici des images aériennes. Aujourd'hui encore, personne ne sait ce dont il s'agit. Une seule chose est sur : la Marine a perdu de grands hommes et elle réclame vengeance.

Alors, pour vous, pour le peuple, pour la France, pour la République et pour l'Europe. Engagez-vous. »


Le film se termina après 20 minutes de propagande sur cette phrases et les lumières qu'on avait éteint se rallumèrent. Le capitaine Lorélian revint sur l'estrade tandis que l'officiel qui lui parlait durant la projection sortit de la salle.


« - Avez-vous des questions ? demanda le capitaine.
- Oui. Le film dit que vous n'avez aucune idée de ce qui a attaqué la flotte, est-ce toujours le cas ? Demanda un élève d'apparence assez petite.
- Oui pourquoi ? Répondit interloqué le capitaine.
- Et vous avez regardé dans l'Histoire de la Marine Américaine ?
- Comment ça ?
- Ben…je m'intéresse beaucoup à l'histo-politique*** et surtout à l'histoire des marines militaires de l'Europe et de l'Amérique.
- Oui et ?
- Et le navire des images que vous nous avez montré, ressemble vachement à un navire au New Mexico.
- Hein ? Comment ça ?
L'élève répondit : - Ben… il s'agit, vraisemblablement, selon moi, d'un New Mexico, quoiqu'un peu transformé. Un cuirassé américain de la Seconde Guerre Mondiale, allant à une vitesse de 21 nœuds, avec 4 tourelles, 2 à l'avant et 2 à l'arrière, chacune de 3 canons, tirant 12 obus de 356 millimètres par minutes, avec un blindage de …
- Stop, c'est bon ça va aller.
- Étonnant que vous n'ayez pas regardé quand-même, se permit de rétorquer l'adolescent, néanmoins en marmonnant.
- Veuillez me suivre s'il vous plaît, invita l'officier. Plus de questions ? La conférence est terminée alors, merci d'être venus si nombreux et vous jeune homme, suivez -moi »


Marc n'avait pas vu le temps passé. La conférence était finie et il fallait maintenant se remettre au travail. Les uns derrière les autres, les étudiants quittèrent la salle et les officiers partirent en derniers, suivis du jeune homme qui avait expliqué ce qu'était l'étrange navire.


Marc n'avait désormais plus qu'une seule chose en tête : entrer dans les Jeunesses Navales ou l'Académie comme les adultes aimaient l'appeler par son nom officiel.






















*Micro universel : micro microphone s'accrochant n'importe où et pouvant se connecter à n'importe haut-parleur ou ordinateur.
**Parascient : classé secret défense
***Histo- politique : nom complet : géopolitique historique : études des conflits du 20e siècle, politiquement, économiquement et socialement




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